Café avec Laetitia Tilmont, agent du service mortuaire à l'hôpital Saint-André

Aide-soignante au service mortuaire, Laetitia prend soin des défunts et accueille leurs proches avec bienveillance et humanité. En poste au dépositoire de l'hôpital Saint-André depuis septembre 2024, elle raconte comment ce métier, déjà choisi par conviction, a pris une dimension toute particulière.
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Laetitia Tilmont, agent du service mortuaire à l'hôpital Saint-André - CHU de Bordeaux

Laetitia agent du service mortuaire au CHU de Bordeaux ©FredEncuentra-BarbotStudio - CHU de Bordeaux


Quel est votre parcours professionnel ?

Je suis aide-soignante et je travaille au CHU de Bordeaux depuis 2005. J'ai exercé 14 ans au bloc, puis j'ai eu envie de découvrir une autre forme de prise en charge. J'ai réalisé une immersion au dépositoire et j'y ai découvert une équipe accueillante et profondément bienveillante. La bientraitance y est naturelle. Mon envie de rejoindre le service s'est confirmée. Si on compare avec d'autres services, celui des urgences par exemple, ici nous avons le temps : le temps de prendre soin, d'écouter et d'accompagner les proches.

Pourquoi avoir choisi ce service ? 

J'ai toujours été attirée par cet univers et avec ma formation d'aide-soignante, je pouvais le découvrir à l'hôpital. Travailler au service mortuaire, ce n'est pas du tout comme on se l'imagine ou comme c'est montré dans les séries américaines... Ici, tout est dignité et respect. Nous prodiguons les derniers soins aux patients.

Comment fonctionne votre service ?

Nous accueillons les patients majeurs décédés à l'hôpital Saint-André. En 2025, 670 personnes ont été prises en charge, principalement après une hospitalisation en soins palliatifs. Nous vérifions scrupuleusement l'identité grâce au bracelet d'identification, puis nous réalisons la toilette mortuaire. À la demande des familles, nous pouvons coiffer et habiller le défunt.
Nous recevons majoritairement des personnes décédées de mort naturelle ne nécessitant pas d'autopsie.

Un mot pour résumer votre métier ? 

Reconnaissance. Je n'en ai jamais autant reçu que dans ce service.
Les proches, malgré leur peine, prennent toujours le temps de nous remercier. Ils se confient et nous parlent du défunt. A leur écoute nous apprenons à le connaître. C'est ce qui donne tout son sens à mon métier. J'ai envie de me lever chaque jour pour aider les familles.

Information février 2026