Et si certains noyaux du cerveau étaient plus vulnérables dans la sclérose en plaques ?

Découvrez la publication “Vulnérabilité des noyaux thalamiques à l'interface du LCR pendant toute l'évolution de la sclérose en plaques” paru dans Neurology Neuroimmunology & Neuroinflammation, issue de l'étude THALNUC-MS promue par le CHU de Bordeaux.

Avec la collaboration des Prs Thomas Tourdias, Aurélie Ruet, Bruno Brochet, Vincent Dousset, Dr Simon Blyau, et de l'équipe de neuroimagerie du CHU de Bordeaux, en partenariat avec l'Université de Bordeaux, l'INSERM, le CNRS, le LABRI, et le Groupe d'Imagerie Neurofonctionnelle, ainsi que les centres impliqués pour l'Observatoire Français de la Sclérose en Plaques (OFSEP).


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L'objet de cette étude ?

Le thalamus joue un rôle fondamental dans la communication entre les différentes zones du cerveau. Son atrophie est l'un des marqueurs précoces de la neurodégénérescence dans la SEP. Cette étude vise à mieux comprendre pourquoi certains noyaux du thalamus, une structure clé du cerveau, s'atrophient plus que d'autres dans la sclérose en plaques (SEP), et comment cela évolue dans le temps.

Ce que révèle l'IRM sur la SEP

Grâce à l'analyse d'une cohorte de plus de 1 100 patients atteints de SEP comparés à des témoins sains, les chercheurs ont pu observer précisément l'atrophie des différents noyaux du thalamus via l'IRM cérébrale conventionnelle. L'étude s'appuie sur des techniques avancées de segmentation par intelligence artificielle.

Les principales conclusions


 

  • Certains noyaux, situés plus près du liquide cérébrospinal (LCR), sont particulièrement vulnérables. 

  • Les groupes postérieurs et médians s'atrophient plus rapidement que les autres. 

  • Ces altérations sont mieux corrélées au handicap clinique que la simple mesure du volume total du thalamus. 

  • Ces données sont accessibles via une IRM standard, ce qui ouvre des perspectives concrètes pour la prise en charge des patients.

 

L'Identification de ces régions les plus touchées permettrait d'affiner le suivi de la maladie, de mieux prédire les troubles moteurs ou cognitifs, et à terme, d'adapter les traitements.

Cet article est une analyse secondaire basée sur la combinaison de cohortes collectées prospectivement. Pour la SEP, l'étude s'appuie sur un registre national de la SEP, lancé en 2011 et appelé OFSEP (Observatoire Français de la Sclérose en Plaques).


 Pour en savoir plus sur cette recherche :

https://www.neurology.org/doi/10.1212/NXI.0000000000200222?url_ver=Z39.88-2003&rfr_id=ori:rid:crossref.org&rfr_dat=cr_pub%20%200pubmed