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SPECIALITES ET PATHOLOGIES

Retrouvez dans cette rubrique des informations liées aux activités de soins de l'unité Cataracte, Chirurgie réfractive, Cornée, Glaucome, Lentilles  du CHU de Bordeaux :
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ophtalmologie_chu_bordeaux 
Copyright V Burger

Prise de rendez-vous : 05 56 79 55 30

rdv.ophtalmo@chu-bordeaux.fr


SOMMAIRE

La Chirurgie de la myopie, de l'hypermétropie et de l'astigmatisme : Principes

La CHIRURGIE LASER

La chirurgie réfractive par implants intraoculaires

CHIRURGIE DE LA CATARACTE

Chirurgie de la presbytie

Centre de Référence National du Kératocône (CRNK)

Les Greffes de cornées

Prise en charge des yeux secs

TRAITEMENT MéDICAL ET CHIRURGICAL DES GLAUCOMES

ADAPTATIONS DE LENTILLES DE CONTACT

EXPLORATIONS DIAGNOSTIQUES ET IMAGERIE



La Chirurgie de la myopie, de l'hypermétropie et de l'astigmatisme : Principes

La chirurgie réfractive consiste à réduire ou éliminer chirurgicalement les anomalies optiques du système optique oculaire. Ces anomalies sont des troubles de la focalisation de la lumière sur la rétine liés à une inadéquation entre la forme et la puissance optique de l'œil (vergence) pour une distance d'observation donnée, aussi appelées aberrations optiques. Les aberrations les plus communes sont : 

La myopie : la lumière focalise en avant de la rétine, la puissance optique de l'œil est trop puissante, la vision est floue de loin

L'hypermétropie : la lumière focalise en arrière de la rétine, la puissance optique de l'œil n'est pas assez puissante, la vision est floue de près comme de loin

L'astigmatisme : la lumière focalise en différents points en fonction du méridien de l'œil traversé par la lumière, il peut être myopique ou hypermétropique, la vision est dédoublée

La presbytie : la dynamique d'accommodation du cristallin devient insuffisante pour faire la mise au point entre la vision de loin et de près, c'est un phénomène naturel lié au vieillissement, survenant après 40 ans.

La puissance optique de l'œil est gouvernée par plusieurs éléments capables d'induire un trouble de la focalisation de la lumière :

  • la courbure des interfaces traversées (essentiellement les faces avant et arrière de la cornée et du cristallin)
  • la longueur axile de l'œil
  • la densité optique des milieux oculaires (essentiellement le cristallin)

 

La chirurgie réfractive utilise plusieurs techniques pour compenser les erreurs réfractives en agissant de différentes manières :

  • modifier la courbure de la cornée (lasers, implants intracornéens)
  • ajouter des lentilles intraoculaires pour moduler la vergence optique (soit devant le cristallin, soit à sa place)
 


image 4D'avant en arrière : Cornée --> Iris/pupille --> Cristallin --> Vitré --> Rétine/nerf optique


La chirurgie laser

 

Depuis plus de 30 ans, le laser excimer est la technologie de référence pour réduire les erreurs réfractives en réalisant un remodelage de la surface cornéenne. Le principe est d'enlever de manière très sélective une quantité de tissu cornéen de manière à modifier la courbure de la cornée, et ainsi de modifier la puissance optique de l'œil (vergence). Ce traitement se fait uniquement après validation d'un bilan très complet. Tous les patients ne sont pas opérables, le chirurgien vous informera de la possibilité d'une intervention.

 

La plateforme laser au CHU de Bordeaux : la suite réfractive ALCON wavelight®

un laser femtoseconde FS 200 pour la découpe des volets cornéens (LASIK)

un laser excimer EX 500 pour la photoablation

un couplage topographique (traitement des cornées irrégulières)

un couplage aberrométrique

un système de guidage par reconnaissance irienne


image 2 CHU de Bordeaux - Salle BLOC laser


LE CIRCUIT DE PRISE EN CHARGE POUR UNE CHIRURGIE LASER

Première consultation = rendez-vous « R1 »; le patient fait le BILAN d'opérabilité s'il n'est pas récusé, une chirurgie lui est proposée (laser ou implants).

Un dossier spécifique est ouvert. Si un laser est proposé, le patient est inscrit pour la consultation pré opératoire et pour le bloc. Certains ont également un soin préparatoire LIPIFLOW de programmé, au moins 15 jours avant la chirurgie.


QK7A2567 Examen détaillé de la réfraction

QK7A2860Topographie cornéenne

Remis par le chirurgien 

Une fiche de liaison récapitulant la chirurgie/soins à programmer
Un consentement éclairé laser en 2 exemplaires (à rapporter signé le jour J)

De l'information complémentaire sur la chirurgie, son déroulement, le suivi, les consignes pré/per/post opératoires.

Les coordonnées email/tel de l'équipe Laser (orthoptiste/médecin)

Si demandé par chirurgien : Fiche de consentement/information et Devis LIPIFLOW également en 2 exemplaires


Tarifications appliquées pour la chirurgie laser :

o   PKR :    800 E /œil

o   LASIK : 950 E /œil

Nous ne délivrons pas d'arrêt de travail pour la chirurgie de confort

Les mutuelles peuvent prendre en charge la chirurgie réfractive selon conditions

 

Remis par l'infirmière (sur place ou par la poste si décision prise après R1) :

Une fiche explicative du parcours administratif

Un devis signé pour l'intervention (selon fiche de liaison) en 2 exemplaires
Deux dates de RDV pour R2 et le Bloc opératoire

 

Deuxième consultation = rendez-vous « R2 »
le BILAN DE VALIDATION est complété, le patient pose ses dernières questions et une convocation est délivrée par le chirurgien. Le dossier a été préalablement revu et validé par l'équipe orthoptistes/chirurgiens au STAFF REFRACTIF la semaine suivant le R1.

 QK7A2679

Bilan orthoptique

QK7A2746

Validation par le médecin et informations complémentaires


Soin LIPIFLOW pré-opératoire  

Le CHU de Bordeaux s'est équipé d'une stratégie innovante pour la prise en charge et la prévention de la sécheresse oculaire post opératoire.

Le soin LIPIFLOW visant à la désobstruction des orifices des glandes des paupières est conseillé pour certains patients, pour préparation des yeux en amont de la chirurgie (minimum 15 jours avant). L'objectif est de limiter l'effet secondaire de la chirurgie et ses conséquences sur la qualité et le confort du résultat. De plus, l'éducation thérapeutique préopératoire associée permet de sensibiliser le patient à la gestion de sa qualité de surface oculaire, déterminante dans la qualité de vision.

La tarification est de 400 E pour les deux yeux, non pris en charge par la SS et donc totalement à la charge des patients. Son règlement se fait juste à la régie administrative avant de faire le soin .La fiche de consentement/information et le Devis LIPIFLOW délivrés à la programmation seront demandés signés le jour du soin. Une imagerie des glandes des paupières (LIPIVIEW) est réalisée par l'orthoptiste en amont ou le jour du soin. Une cotation de l'acte LIPIVIEW est pratiquée, pris en charge par la SS. Le soin dure 30 minutes (dont 12 minutes de LIPIFLOW pour les 2 yeux, réalisés en simultané), il est pratiqué par une infirmière spécialisée qui réalise également l'éducation thérapeutique.

Télécharger ICI le document éducation "Oeil sec".


QK7A2777


Le Jour du laser = J0 

Les sessions laser ont lieu la plupart du temps entre 13H00 et 17H00, selon les opérateurs, les lundi, mardi ou jeudi après-midi.
Le patient se présente à l'accueil administratif, ce dernier demande le devis et il oriente le règlement en fonction de ce dernier. Certains patients sont pris en charge dans le cadre d'une activité libérale, le tarif hospitalier et les soins sont néanmoins identiques.
Le patient monte au Bloc ambulatoire (activité externe), il est pris en charge par l'hôtesse de bloc dédiée à la chirurgie laser.
L'hôtesse réalise une vérification avant habillage du patient.

o   Identité / Programme opératoire

o   Fiche administrative / étiquettes

o   Quitus de règlement (sera visé par l'hôtesse du bloc)

o   Tenue appropriée, respect des consignes préparatoires

o   Accompagnement (pour retour à domicile)

o   Proposition d'une petite collation si nécessaire

o   Habillage (charlotte, sur blouse, sur chaussures, lavage des mains, dépose des lunettes)

Attente en salle d'attente ambulatoire

Passage dans le sas d'attente du bloc opératoire

Passage au Bloc laser : Présence Infirmière, Orthoptiste, Aide opératoire, Chirurgien.

Sortie du Bloc, encadrée par l'hôtesse d'accueil laser

o   Validation des RDV post op

o   Déshabillage / restitution des lunettes / coques oculaires de protection

o   Antalgique si besoin

o   Explication du traitement :

§  Protections pour la nuit (coques)

§  Collyres antibiotiques/cortisone, lubrifiants, antalgiques, anxiolytiques

§  Délai avant possibilité sommeil > 6 heures pour LASIK, sans délai pour PKR

Validation des RDV post opératoires, modalités d'ablation des lentilles thérapeutiques (PKR/PKT)

Consignes en cas d'urgence


Les Justificatifs de facturation

Une facture est émise pour les mutuelles soit immédiatement par le secrétariat pour le secteur libéral, soit par la régie au RDV M1 post op pour le secteur public.
Gratuité de la consultation jusqu'au M1 post op inclus 
Les retouches laser sont gratuites la première année, et selon les cas au-delà, à l'appréciation du médecin

 

Les Consignes préopératoires

Nous vous demandons de venir accompagné (pour votre retour à domicile après la chirurgie) et d'avoir déjeuné.
Il est également demandé de ne pas lire et de ne faire aucun effort de fixation de près, durant les 2 heures précédant la chirurgie, pour éviter tout effort accommodatif.
Pour les porteur de lentilles, il faudra enlever vos lentilles souples 48 heures avant le jour de la chirurgie, vos lentilles rigides une semaine avant le jour de la chirurgie.

 

Le suivi post opératoire 

Le contrat moral impose au patient d'accepter un suivi régulier et de ne pas se frotter les yeux, d'accepter les recommandations du chirurgien en cas d'urgence.

Les patients sont revus régulièrement au CHU pendant 12 mois :

o   PKR : Jour +1; Jour +3 ; Mois +1 ; Mois +6 ; Mois +12

o   LASIK : Jour +1 ; Jour +8 ; Mois +1 ; Mois +6 ; Mois+12

Ensuite, il est demandé au patient de s'engager à revoir un ophtalmologiste tous les ans pour un contrôle de la cornée et de la vision, en cas de baisse de vision ou de déformation cornéenne, un rdv doit être pris dans l'unité.

Un certificat pour la conduite automobile est, si besoin, dicté à Mois +1.



LE DEROULEMENT DU LASIK : pas à pas...

Vous arrivez au centre François Xavier Michelet et vous vous présentez à l'accueil administratif avec votre dossier complet (devis, consentements éclairés, règlement par chèque).
Vous vous dirigez ensuite avec votre dossier d'admission dans le service Ambulatoire au 2ème étage, du Bâtiment B du Centre François-Xavier Michelet à la salle d'attente.
L'hôtesse d'accueil vous conduit au vestiaire pour vous mettre en tenue: blouse, bonnet et sur-chaussures, lavages des mains.  
 Le chirurgien, l'orthoptiste et l'infirmier vous accueillent dans la salle laser et vous installe sur un lit, couché entre les deux lasers. 
L'infirmier vous instille les gouttes anesthésiantes et l'orthoptiste vous explique en détails le déroulement de l'intervention.
Avant de commencer, le chirurgien vérifie avec vous votre identité et le traitement réfractif enregistré dans le laser.  
L'intervention peut maintenant commencer, et se divise en deux temps : 
 
  1. Le chirurgien commence par effectuer une découpe de la couche de la cornée la plus superficielle appelé «  volet », à l'aide du laser Femtoseconde. Pour cela, un anneau de succion réalise l'interface entre l'œil et le laser. L'application de cet anneau entraine une baisse de vision et un léger inconfort. Lors de la connexion du laser à l'anneau une sensation d'appui est normale. Une fois la découpe effectuée, le chirurgien réalise la même étape sur l'autre œil.
  2. Ensuite, vous passez sous le 2ème laser : le laser Excimer. Avant cela, l'infirmier prépare un champ stérile en vous appliquant de la Bétadine autour des yeux. Le chirurgien vous cache ensuite un œil et vous place un écarteur de paupière sur l'œil à traiter. Il commence par soulever manuellement le volet cornéen découpé précédemment. Puis une attention particulière vous est demandée pour fixer la mire du laser pendant quelques secondes : la photo-ablation par laser est réalisée. Le Volet cornéen est finalement remis en place par le chirurgien puis l'opération est renouvelée sur l'autre œil. Enfin, il vous place des coques protectrices sur chaque œil.   Vous retournez ensuite dans la salle d'attente laser afin que l'on vous remette les ordonnances et rendez-vous post-opératoire. Enfin, le chirurgien vient vérifier à la lampe à fente le positionnement du volet cornéen avant votre sortie. 
 
 

lasik


Consignes post-opératoires du LASIK

 

Il est impératif de ne pas dormir les 6 premières heures suivant la chirurgie. Votre vision est brouillée et vous portez des coques oculaires durant 7 nuits. Une gêne très modérée est ressentie.
Il est formellement interdit de se frotter les yeux. la douche est possible normalement,
Il faut limiter le maquillage et éviter les activités en piscines pendant un mois. Le voyage en avion est possible avec des lubrifiants pour éviter le dessèchement de la surface oculaire.
Une prescription de collyres thérapeutiques est en votre possession et ce traitement est à débuter immédiatement et obligatoirement.
Pendant plusieurs semaines une sécheresse oculaire est fréquente mais transitoire, ne pas hésiter à utiliser les lubrifiants.
La vision se rétablit très rapidement mais un arrêt d'activité professionnelle est conseillé pendant 2 à 3 jours, un arrêt de travail ne vous est pas délivré.
Vous êtes revu en consultation le lendemain, à 1 semaine puis à 1, 6 et 12 mois.
Très rarement, un trouble réfractif modéré persiste. Un retraitement vous est alors proposé au bout de 3 mois après vérification de la forme de la cornée et de sa stabilité.
A 1 mois postopératoire, vous pourrez demander un titre de recette (facture) à l'accueil administratif, ainsi qu'un certificat médical vous autorisant à conduire sans correction optique, au secrétariat du chirurgien. Ce certificat sera à transmettre à la préfecture.

 

Prise de rendez-vous : 05 56 79 55 30
rdv.ophtalmo@chu-bordeaux.fr

 

LE DEROULEMENT DE LA PKR : pas à pas...

 

Vous arrivez au centre François Xavier Michelet et vous vous présentez à l'accueil administratif avec votre dossier complet (devis, consentements éclairés, règlement par chèque).
Vous vous dirigez ensuite avec votre dossier d'admission dans le service Ambulatoire au 2ème étage, du Bâtiment B du Centre François-Xavier Michelet à la salle d'attente.
L'hôtesse d'accueil vous conduit au vestiaire pour vous mettre en tenue: blouse, bonnet et sur-chaussures, lavages des mains.  
Le chirurgien, l'orthoptiste et l'infirmier vous accueillent dans la salle laser et vous installe sur un lit.
L'infirmier vous instille les gouttes anesthésiantes et l'orthoptiste vous explique en détails le déroulement de l'intervention.
Avant de commencer, le chirurgien vérifie avec vous votre identité et le traitement réfractif enregistré dans le laser.
L'infirmier prépare un champ stérile en vous appliquant de la Bétadine autour des yeux  
L'intervention peut maintenant commencer et se divise en deux temps :

 
  1. Le chirurgien commence par vous cacher un œil et vous place un écarteur de paupière sur l'œil à traiter. Il applique ensuite sur la cornée un collyre pendant 30 secondes afin de retirer manuellement et plus facilement la couche de la cornée la plus superficielle.
  2. Ensuite, une attention particulière vous est demandée pour fixer la mire du laser pendant quelques secondes. La photoablation par laser est réalisée. Une lentille à visée cicatrisante est appliquée en fin d'intervention. Enfin, il vous place des coques protectrices sur chaque œil.  Vous retournez ensuite dans la salle d'attente du laser afin que l'on vous remette les ordonnances et rendez-vous post-opératoire. Puis vous devez rentrer directement à domicile.

 

image 3


Consignes post-opératoires de la PKR
Une gêne plus ou moins importante est ressentie dès le soir du bloc, notamment une photophobie rendant difficile les déplacements.
Il est très important de vous protéger les yeux par des verres solaires d'indice 3 ou 4 durant les mois post opératoires.
Il est formellement interdit de se frotter les yeux.
Il faut limiter le maquillage et éviter les activités en piscines pendant un mois. Le voyage en avion est possible avec des lubrifiants pour éviter le dessèchement de la surface oculaire.
En cas de perte de la lentille pansement, dirigez-vous aux urgences ophtalmologiques sans RDV et ne surtout pas la remettre seul.
Il est formellement interdit de se frotter les yeux et des coques oculaires sont à porter durant 7 nuits.
Une prescription de collyres thérapeutiques est en votre possession et ce traitement est à débuter immédiatement après l'opération et obligatoirement ; et les lubrifiants sont à prendre à la demande.
Pendant quelques semaines des halos et une sécheresse oculaire sont fréquents mais transitoires.
La vision se rétablit progressivement et un arrêt d'activité professionnelle est conseillé la première semaine, un arrêt de travail ne vous est pas délivré. Vous êtes revu en consultation le lendemain.
Au 3ème jour, les lentilles sont retirées en consultation. Les autres consultations sont au 1er, 3, 6 et 12 mois post opératoire.
Très rarement, un trouble réfractif modéré persiste. Un retraitement vous est alors proposé au bout de 6 mois après vérification de la forme de la cornée et de sa stabilité.
A 1 mois postopératoire, vous pourrez demander un titre de recette (facture) à l'accueil administratif, ainsi qu'un certificat médical vous autorisant à conduire sans correction optique, au secrétariat du chirurgien. Ce certificat sera à transmettre à la préfecture.

 

OBTENIR UN RDV de chirurgie réfractive : Cliquer ICI

 


URGENCES POUR LASIK et PKR

Si vous ressentez une douleur aigüe persistante

Présentez-vous aux urgences sans RDV

Du lundi au vendredi 8h30 à 18h00 : urgences service d'ophtalmologie (CFXM)

En dehors de ces horaires : urgences adultes CHU (Tripode)

Contact Urgences ophtalmologiques : 05 56 79 56 79 poste 14336

Pour plus d'informations : orthoptiste-refractive@chu-bordeaux.fr

 

L'équipe d'unité de Chirurgie Réfractive


Pr TOUBOUL David

 

Professeur - Chef d'unité

Dr ROBINET Antoine

Chef de clinique

 

Dr CORNUT Thomas

 

Assistant spécialiste

Me PREVOT Elodie

 

Orthoptiste

 

Me ROUGLAN Susan

Orthoptiste

 

Me TOROSSIAN Marion 

 

Orthoptiste

 

 

 La chirurgie réfractive par implants intraoculaires

 

Si le laser n'est pas une bonne option, il est parfois proposé une chirurgie implantatoire. En fonction de l'âge et du statut du cristallin, il est proposé, sous condition de bilan d'implantabilité favorable, de mettre en place des implants intraoculaire corrigeant divers troubles réfractifs. Leur positionnement se fait en avant du cristallin pour les plus jeunes (implants phaques), à la place du cristallin (PRELEX pour PREsbyopic Lens Exchange, ou chirurgie du cristallin clair), le plus souvent après 55 ans chez les myopes, 45 ans chez les hypermétropes.


Pour les implants phaques, essentiellement les myopes très forts, l'implant est mis en place pour une durée déterminée et sera enlevé plus tard lors de la chirurgie de la cataracte ou bien en cas d'intolérance. Ils sont positionnés soit en arrière de l'iris (type ICL) ou clippés en avant de l'iris (type Artisan). Un engagement à une surveillance régulière à vie est un prérequis indispensable pour ce type de chirurgie.


Pour le PRELEX, un bilan ressemblant à celui de la chirurgie de la cataracte est réalisé, amplifié de certains examens plus précis et d'un questionnaire visant à réaliser un profilage des besoins visuels du patient. La chirurgie et son suivi est en tout point similaire à celle de la cataracte.

QK7A2914Imagerie OCT haute résolution du Cristallin et de la Cornée

Prise de rendez-vous : 05 56 79 55 30
rdv.ophtalmo@chu-bordeaux.fr

CHIRURGIE DE LA CATARACTE

image 4Avec les avancées modernes de la chirurgie du cristallin (opacifié lors de la cataracte), celle-ci a atteint un tel niveau de précision qu'il est à présent possible de prédire assez bien les résultats visuels et donc de viser une certaine indépendance en correction optique complémentaire en post opératoire. On parle à présent de chirurgie « réfractive de la cataracte ». 


L'objectif de la chirurgie de la cataracte est de remplacer le cristallin cataracté par une lentille synthétique et transparente qui restera en place pour le reste de la vie. En pratique, le sac qui contient le contenu du cristallin est respecté et utilisé pour mettre en place la lentille synthétique (acrylique, PMMA ou silicone).

Les implants intra-oculaires sont de trois types selon le choix du chirurgien et la demande du patient

image 5

 Monofocal : il ne corrige la vision parfaitement qu'à une distance définie le plus souvent de loin (au-delà de 5 mètres).

Torique : il corrige l'astigmatisme et nécessite une orientation selon un axe spécifique dans l'oeil

Multifocal : il corrige la vision à plusieurs distance en divisant la lumière en plusieurs foyers, ceci réalise un compromis car il y a obligatoirement une diminution du contraste pour une distance donnée, ils ne sont prescrits que selon certaines conditions

 
Déroulement de la chirurgie de la cataracte

C'est l'acte chirurgical le plus pratiqué au monde, avec plus de 25 millions d'actes par année.

Cette chirurgie est indiquée, soit pour replacer le cristallin cataracté, soit, dans certains cas précis, pour restituer l'accommodation (chirurgie du cristallin clair). La cataracte entraine une baisse de la vision, parfois associée à un éblouissement, un dédoublement, des difficultés pour la conduite, l'impression de vision voilée.

Elle survient habituellement après 70 ans mais arrives plus tôt dans certaines situations plus rares (diabète, myopie forte, chirurgie de la rétine, maladies génétiques, prise de cortisone au long cours, contusion oculaire, inflammation intraoculaire).


Il existe 4 étapes de prise en charge :


1 - Bilan du retentissement et d'opérabilité

Il confirmera l'origine de la baisse de vision par mesure de l'acuité visuelle, de la qualité optique de l'œil et de la densité optique du cristallin.

Lorsqu'il existe un retentissement sur la qualité de vie, l'intervention de la cataracte est souhaitable.

Afin d'évaluer le rapport risque/bénéfice, le bilan recherchera les facteurs de risques associés à la cataracte. Comme par exemple, une maladie rétinienne, un diabète non équilibré, un glaucome, une sécheresse oculaire, une anomalie cornéenne. 

Les besoins visuels (activités professionnelles, lecture, loisirs, conduite automobile) sont mis en balance avec les critères biométriques de l'œil afin de discuter le type de lentille intra-oculaire le plus adapté pour chaque patient.

La lentille est le plus souvent monofocale (vison nette de loin et correction lunette pour voir de près), parfois torique (correction le l'astigmatisme oculaire), et dans certains cas multifocale (compromis d'indépendance en lunettes à différentes distances de vision).

 

Lors de ce bilan, certaines mesures sont réalisées :

de manière systématique, la mesure de la courbure de la cornée (kératométrie), de la longueur axiale de l'œil, de la position du cristallin

en fonction de l'indication opératoire, une topographie cornéenne est réalisée (forme de la cornée), une évaluation de la qualité optique (Oqas), une tomographie optique de la rétine et du nerf optique (OCT), un comptage des cellules de la cornée (endothélium), une échographie par ultrasons, un champ visuel.

 

2 - Planification opératoire, explications et choix de l'implant

Au bout du bilan, le chirurgien explique le protocole opératoire choisi et informe des risque encourus, repris dans le consentement éclairé qui sera à lire obligatoirement et à signer avant l'intervention.

Quand le patient a bien compris, il est adressé aux infirmières de programmation qui délivrent les informations pratiques, proposent une visite préopératoire chez l'anesthésiste (si besoin), donnent le rendez-vous opératoire et post opératoires prévisibles.

Certains implants ont des particularités technologiques permettant d'améliorer la vision de loin (implants toriques) ou de donner un certain niveau d'indépendance vis à vis du port de corrections optiques (implants multifocaux), Ils font l'objet d'une contribution financière demandée par l'hôpital pour amortir leur surcout car ils ne sont pas pris en charge par la SS, un devis est nécessaire. Le paiement se fait à l'avance, à la commande le l'implant. Si l'implant n'est pas posé, il est remboursé ultérieurement.


3 - L'intervention

Dans la grande majorité des cas, l'intervention est programmée en chirurgie ambulatoire, sous anesthésie locale (gel de surface).

Pour certains cas plus délicats, une anesthésie plus lourde peut être décidée (locorégionale ou générale), une nuit d'hospitalisation est très rarement nécessaire.

En pratique, le patient est convoqué à une heure précise puis passe par l'accueil administratif, avant de passer dans le secteur d'hospitalisation ambulatoire. Il est préparé pour le bloc opératoire puis transféré en salle de bloc stérile par l'équipe.

Sauf demande particulière des médecins, il est recommandé de ne pas oublier de prendre son traitement habituel (si existant) et de prendre une collation raisonnable avant de venir.

L'intervention de la cataracte nécessite de nombreux outils très sophistiqués et se déroule patient allongé sous un microscope opératoire.

La pupille est dilatée soit en amont par l'infirmière, soit en début d'intervention par le chirurgien.

Le chirurgien est assisté par une infirmière et un aide opératoire. Plusieurs vérifications d'identité et du côté à traiter seront réalisées.

L'œil à opérer est isolé sous un champ opératoire après désinfection soigneuse de la zone. Un instrument spécifique permet de maintenir la paupière ouverte pendant l'intervention.

Le patient voit de la lumière et des ombres, il lui est simplement demandé de regarder droit devant.

L'anesthésie de contact prend quelques secondes. Ensuite, l'intervention se déroule progressivement et prend entre 15 et 30 minutes en fonction des cas opératoires.

Les principaux temps opératoires sont les suivants : 

Deux petites ouvertures de 1 et 2 à 3 mm réalisées en périphérique de la cornée

Dilatation de la pupille par injection d'un produit mydriatique (si non dilatée)

Ouverture du sac contenant le cristallin (capsulorhexis)

Décollement et mobilisation du cristallin dans le sac (hydrodissection)

Ablation du cristallin à l'aide d'une sonde à ultrasons

Injection de l'implant par l'incision (plié en deux)

Nettoyage des gels utilisés pour la chirurgie

Vérification de l'étanchéité de l'incision et parfois pose d'une suture (retirée au 1er rdv post op)

Injection d'un antibiotique dans l'œil par l'incision pour finir l'intervention

Application d'une pommade en surface et protection de l'œil par une coque transparente

 

Une fois le champ opératoire retiré, un pansement est mis en place pour éviter les frottements oculaires et protéger l'œil pour les premières nuits post opératoires.

Le patient repart dans le secteur ambulatoire pour ressortir assez rapidement, si possible accompagné (conduite automobile impossible), il lui est délivré une ordonnance, un récapitulatif des rendez-vous post opératoires, un document administratif de sortie, un compte rendu opératoire est automatiquement envoyé aux médecins correspondants mentionnés par le patient. Les consignes en cas d'urgence sont clairement explicitées.

Actuellement, un écart d'au moins une semaine est prévu entre la chirurgie des deux yeux (en pratique plutôt 3 semaines).

 

4-  Suivi post opératoire et complément de correction optique

Le patient est re convoqué entre 2 et 6 jours post opératoire pour un contrôle, il sera également revu un mois après la chirurgie du second œil afin de vérifier le résultat optique et prescrire si besoin un complément par des lunettes.

Le plus souvent il est simplement demandé de mettre des collyres antibiotiques et anti-inflammatoires pendant au moins 3 semaines associé le plus souvent à des soins lubrifiants. Il faut aussi garder une coque de protection pour les premières nuits et ne pas se frotter les yeux. Le reste de la vie quotidienne est normal (tous les mouvements sont permis, l'avion également, les douches, un maquillage doux est possible après 1 semaine), seuls sont à éviter le sport intensif, les activités aquatiques pour les 15 premiers jours. La conduite automobile est déconseillée pendant une période limitée, définie avec l'ophtalmologiste.

 

La récupération visuelle est souvent rapide (dès le soir ou le lendemain de l'intervention), elle sera évaluée lors de la deuxième visite, elle dépendra :

Du pronostic visuel préopératoire

De la difficulté opératoire

De la présence de complications

De la précision du calcul et de la nature de l'implant


Bien que ce soit exceptionnel, en cas de : douleur importante, de baisse de vision brutale, d'œil très rouge, de contusion directe accidentelle ; il lui est demandé de venir aux urgences ophtalmologiques du CHU sans délai ni rendez-vous. Se présenter dans le service d'ophtalmologie en semaine entre 8H00 et 18H00, aux urgences adultes le reste du temps.


Les retouches sont exceptionnellement, en cas d'imprédictibilité de l'implant, un remplacement de ce dernier peut faire l'objet d'une seconde intervention dans le premier mois post opératoire. S'il n'est pas souhaitable de changer l'implant, une chirurgie de la cornée par laser ou la mise en place d'un deuxième implant est envisageable.

 

Les complications


Elles sont très rares mais elles existent tout de même car il n'y a pas de chirurgie sans risque. La liste suivante résume les plus graves et les plus fréquentes sans toutefois être totalement exhaustive (contenue dans le document de consentement éclairé délivré aux patients) :

Pendant l'intervention : 

La rupture du sac contenant le cristallin : soit en raison d'un contact avec les instruments ou d'une fragilité intrinsèque, le sac peut se perforer et nécessiter un nettoyage du gel (vitré) qui passe parfois de l'arrière vers l'avant de l'œil par cette déhiscence. Dans la majorité des cas l'implantation est tout de même possible, parfois, il faut envisager de changer le type d'implant, posé dans le même temps ou à distance, en avant ou en arrière de l'iris.

La bascule d'un fragment de cristallin en arrière du sac contentant le cristallin: cette complication très rare nécessite un arrêt de l'intervention et la pratique d'une chirurgie par voie postérieure dans un second temps. Une fois le fragment éliminé, l'inflammation est plus sévère et expose à un plus fort taux de complications post opératoires.

L'hémorragie expulsive : exceptionnelle, elle correspond à un hématome sous la rétine avec un risque de sortie brutale du contenu de l'œil par l'incision. La perte définitive de la vision ou de l'œil est possible.

Après l'intervention : 

L'hypertonie oculaire : la pression dans l'œil est élevée et entraine une souffrance transitoire qui doit être prise en charge par un collyre supplémentaire prescrit pour quelques jours.

Une fuite de liquide par une incision insuffisamment étanche est possible : un point de suture peut être secondairement posé

Une hémorragie sur le blanc de l'œil : tâche rouge qui se résorbe habituellement en quelques jours.

La persistance d'un débris de cristallin ou déplacement secondaire de l'implant: un lavage simple de l'œil est rapidement planifié pour y remédier lors d'une courte intervention complémentaire, l'implant est repositionné.

L'infection intra-oculaire : exceptionnelle (< 1 cas sur 1000), elle est très grave et doit être prise en charge au plus tôt par des injections dans l'œil. La perte définitive de la vision ou de l'œil est possible.

Le décollement de la rétine : la rétine peut se décoller quelques temps après l'intervention, surtout chez les patients porteurs d'une myopie très forte. Ceci sans lésion et complication per opératoire. Il impose une chirurgie complémentaire pour recoller la rétine. Si celle ci est réalisée précocement, le pronostic visuel reste bon.

L'œdème de la rétine ou du nerf optique : Un épanchement inflammatoire est possible dans la rétine ou au niveau du nerf optique en post opératoire, ce phénomène est souvent transitoire et plus fréquent chez des patients à risque vasculaire (diabétiques). Un traitement approprié par collyres et comprimés permet de résoudre l'œdème en quelques semaines dans la majorité des cas. Il existe cependant un risque de mauvaise récupération visuelle définitif.

L'œdème de la cornée : l'accumulation d'eau dans la cornée peut survenir chez des patients dont la cornée est préalablement reconnue comme fragile ou si difficultés opératoires l'on traumatisée. Ce dernier peut être régressif en quelques jours ou rester définitivement et troubler la vue. Le recours à la greffe de cornée permet la récupération d'un partie de la vision.

L'opacification capsulaire secondaire : le sac qui contient l'implant est parfois secondairement opacifié par la prolifération de cellules. Cet événement est souvent non prévisible mais facilement gérable grâce à la réalisation d'un laser en consultation (capsulotomie au laser Nd :YAG), visant à ouvrir une fenêtre de clarté centrale en arrière de l'implant. Cet événement survient environ pour un patient sur trois dans les deux premières années post opératoires, il est plus fréquent chez les patients jeunes.

La perception de « corps flottants », une sensibilité transitoire à la lumière, un dédoublement de l'image, un astigmatisme cornéen induit sont des complications mineures qui sont aussi possibles.

La perception de halos autour des lumières, de zones de non vision en forme de virgules en périphérie temporale sont possibles avec certains implants.

L'opacification anormale ou le déplacement progressif de certains implants peut nécessiter leur changement ultérieurement.

Prise de rendez-vous : 05 56 79 55 30
rdv.ophtalmo@chu-bordeaux.fr



Chirurgie de la presbytie



La presbytie est définie comme la diminution du pouvoir d'ACCOMMODATION du cristallin, survenant naturellement à partir de 45 ans, limitant la vision nette en vision de près.

 

La restitution d'une dynamique d'accommodation naturelle n'existe pas pour l'instant. Il s'agit actuellement de mettre en place une « pseudo accommodation » non dynamique, faisant appel à un compromis optique utilisant les capacités d'adaptation du cerveau.

 

Ainsi, certaines techniques permettent de REDUIRE, et non d'éliminer la dépendance en lunettes (ou en lentilles de contact) lorsque le patient souffre de PRESBYTIE.

Dans tous les cas, la chirurgie de la presbytie est une COMPENSATION et non une RESTAURATION de l'accommodation. Ceci impose donc un certain degré de COMPROMIS dont l'acceptation par le patient est primordiale afin de rendre efficace l'approche chirurgicale.

Par ailleurs, l'œil est un système optique évolutif dans le temps, le vieillissement du cristallin est responsable, lentement, d'une modification de la vision et d'une augmentation de la presbytie.

De plus, vers l'âge de 75 ans, le cristallin est opacifié par le vieillissement et impose le plus souvent un remplacement définitif par une lentille intraoculaire, visant éventuellement à corriger aussi la presbytie (chirurgie de la cataracte).

Globalement, en fonction de l'âge du patient et de la transparence du cristallin, il vous sera proposé soit remodelage de la cornée (LASIK), soit un échange du cristallin clair par un implant intraoculaire (PRELEX).

Un geste proposé sur le cristallin n'imposera pas de retouche significative dans le temps par rapport à un geste proposé sur la cornée, qui nécessite souvent dans les 10 ans une retouche laser ou un passage à un geste sur le cristallin. Ce dernier étant réputé plus intrusif, il est habituellement proposé plus tardivement dans la vie.

LE PRINCIPE OPTIQUE POUR COMPENSER LA PRESBYTIE REPOSE SUR L'INDUCTION D'UN CERTAIN DEGRÉ DE MULTIFOCALITÉ (division de la lumière incidente en plusieurs foyers pour voir net à différentes distances).

Cette multifocalité induit une diminution sensible du contraste et ne s'adresse donc qu'à des yeux parfaitement sains.

Elle pourra être obtenue soit au niveau du cristallin (implant) soit au niveau de la cornée (laser).

Elle pourra soit utiliser le concept de "VISION SIMULTANÉE" (les deux yeux sont équipés du même système multifocal), soit utiliser le concept de "MONO-VISION", c'est à dire l'induction d'une vision nette de près sur l'œil dit "dominé" (ou œil myopisé), l'autre œil, dit "dominant", sera destiné à la vision nette de loin (œil emmétropisé). La multifocalité n'est ici obtenue que si les deux yeux restent ouverts. Ainsi, en vision binoculaire, le cerveau privilégiera l'œil dominé pour les objets en vison de près et l'œil dominant pour les objets en vision de loin; il existera un chevauchement du champ de netteté, plus ou moins important, pour la vision intermédiaire.

Pour la chirurgie de la cornée (Laser excimer), la mono-vision reste le concept optique habituellement proposé en priorité pour traiter la presbytie (et les autres troubles optiques associés par la même occasion : astigmatisme, myopie, hypermétropie).

Pour des raisons d'habitudes visuelles, les myopes bénéficierons volontiers d'une mono-vision "simple" (LASIK en mode monovision) ; les hypermétropes bénéficierons plutôt d'une mono-vision "aménagée" (LASIK en mode PRESBY-LASER). 

Un questionnaire destiné à mieux cerner votre PROFIL D'ACTIVITÉS et les possibilités de compromis chirurgicaux est proposé lors du bilan de la chirurgie de la presbytie.


OBTENIR le questionnaire : Cliquer ICI

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rdv.ophtalmo@chu-bordeaux.fr



MALADIES ET CHIRURGIES DE LA surface oculaire et de la CORNEE


L'unité prend en charge toute la diversité des pathologies du segment antérieur de l'œil. Ci-dessous figurent quelques informations sur certaines maladies ou techniques de prises en charges.


Centre de Référence National du Kératocône (CRNK)

Le CRNK fut labélisé centre national de référence en 2005 par le ministère de la santé dans le cadre du premier puis du deuxième plan national "maladies rares". Son objectif est de structurer la filière de prise en charge, de fournir les dernières avancées technologiques aux patients, de diffuser la connaissance et de faire avancer la rechercher dans le domaine du Kératocône. 


Le site officiel du CRNK est actuellement hébergé sur le site du service d'ophtalmologie du CHU de Toulouse : http://www.chu-toulouse.fr/-centre-de-reference-national-du,1145


Vous trouverez ci-dessous un complément d'informations :

 

Définition du kératocône (KC)

Le kératocône est une maladie dégénérative de la cornée. Celle-ci s'amincie et se déforme progressivement entrainant une détérioration de la vision. Cette déformation est le plus souvent décentrée et aboutit à l'apparition de plusieurs troubles visuels : myopie par bombement de la cornée, astigmatisme, aberrations complexes non corrigeables par lunettes, anisométropie (différence de puissance entre les deux yeux et donc de taille de l'image rétinienne) par progression le plus souvent asymétrique de la maladie.

 

La cornée déformée aboutit à une certaine « varifocalité » dépendante de la dilatation pupillaire : la puissance optique n'est plus le même lorsque la pupille est contractée (forte luminosité, accommodation) ou dilatée (émotion, vision nocturne). Il est donc difficile de corriger la vision avec des lunettes pour ces patients souffrant d'une « varifocalité dynamique ». L'adaptation de la lentille rigide est la solution la moins invasive et la plus efficace pour gommer au mieux cette varifocalité cornéenne.

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Facteurs de risques

L'âge d'apparition est typiquement l'adolescence ou la grande enfance, parfois chez l'adulte jeune.

Le caractère héréditaire est discuté compte tenu de la plus grande prévalence de KC dans les familles de patients atteints. Il n'est cependant pas identifié de gêne spécifique à ce jour.

La cornée présente une défaillance biomécanique probablement décompensée par des microtraumatismes répétés, essentiellement les frottements pathologiques.

Les frottements sont favorisés par différents facteurs :

 Intrinsèques : terrain allergique (souvent génétique), troubles réfractifs mal corrigés, trouble du comportement (Trisomie), mimétisme comportemental

Extrinsèques : environnement agressif (allergènes, poussière, vent, soleil

    Questionnaire « frottements oculaires » à télécharger et remplir ICI.

    Merci de le rapporter rempli lors de votre prochain bilan.


La maladie est auto-limitée d'une part, par la soustraction progressive aux facteurs de risque avec l'âge, et d'autre part par le durcissent progressif du collagène avec le vieillissement. La précocité de prise en charge est déterminante pour le pronostic fonctionnel car la déformation est irréversible. Il existe aussi un enjeu important à savoir identifier les formes débutantes avant tout geste chirurgical impliquant la cornée (le KC est une contre-indication absolue à la réalisation d'un LASIK pour correction de la myopie par exemple).

 

Les principaux facteurs péjoratifs d'évolutivité sont :

-          l'âge jeune (< 15 ans)

-          l'atteinte bilatérale

-          la sévérité du bombement (ectasie)

-     l'association à des facteurs irritatifs (sécheresse, conjonctivite) et à l'atopie (asthme, eczéma)

-          l'intolérance à l'adaptation en lentilles

-          l'association à un déficit mental (Trisomie)

-          la présence d'autres cas dans la fratrie

-          l'antécédent de laser cornéen (LASIK)

 

La qualité de vie est souvent détériorée mais dans la majorité des cas, une prise en charge adaptée permet de mener une vie normale.

 

Il existe différents stages de sévérité et diverses classifications mais, pour pour simplifier, il existe 4 principaux cas de figure :

Stade sous-jacent (infra-clinique) : le patient ne se plaint de rien, la découverte d'une anomalie morphologique de la cornée est fortuite, lors d'un bilan de chirurgie réfractive par exemple (topographie cornéenne)

Stade minime : la vision est troublée (surtout la nuit) mais les lunettes permettent encore une qualité de vision et de vie normale

Stade modéré : le lunettes sont peu efficaces en raison de l'excès de varifocalité, l'adaptation en lentille rigides est indiquée. En cas d'intolérance, différentes stratégies de cornéoplasties dites « mini-invasives et séquentielles » sont proposées

Stade sévère : la cornée est très amincie et trop bombée, les lentilles sont difficilement tolérée, la chirurgie mini invasive reste limitée, la greffe de cornée est souvent la seule issue.

 

Stratégie de prise en charge : il existe deux objectifs complémentaires

1 - Stopper l'évolution :

 Identification facteurs de risques : interrogatoire poussé pour rechercher les facteurs de risques de frottements oculaires, bilan allergologique, dépistages familiaux

Limiter les frottements oculaires : éducation, traitements lubrifiants, anti allergique, insensibilisation transitoire de la cornée par technique du CXL

Renforcer la biomécanique cornéenne : pontage du collagène cornéen par technique du CXL

 

2 - Améliorer la qualité de vision

Dans l'ordre des priorités, il faut :

Réduire l'asymétrie cornéenne responsable de la varifocalité (décentrement du bombement)

Réduire l'astigmatisme cornéen (ovalisation de la cornée)

Réduire la myopisation (liée au bombement de la cornée)

 

Les moyens disponibles  :


Les lentilles de contact : Lorsque la vision n'est plus satisfaisante avec une correction lunettes, les lentilles de contacts sont proposées pour gommer la déformation cornéenne. Une lentille souple n'est pas proposée car elle suivrait la déformation cornéenne, sans efficacité sur les aberrations optiques les plus gênantes. En revanche, une lentille rigide, de forme sphérique, va passer en pont au-dessus de la cornéen permettant au ménisque de larmes situé sous la lentille de compenser les irrégularités de la cornée déformée. L'adaptation d'une lentille rigide passe par un bilan auprès d'un ophtalmologiste spécialisé dans l'adaptation de lentilles pour kératocône.  Comme pour l'essayage de nouvelles chaussures, il faut prendre en compte différentes formes possibles et évaluer le confort visuel, la tolérance lors de plusieurs consultations successives. L'adaptation ne prévient pas de l'évolution de la maladie et implique donc une surveillance régulière, environ tous les 6 mois. Différentes lentilles ont vu le jour pour essayer de couvrir tous les cas de figures proposés par la maladie. Ainsi des différentes adaptations ont renforcé la traditionnelle lentille rigide de 8 mm de diamètre. Par exemples: l'adaptation « piggyback » (une lentille souple positionnée sous la lentille rigide), l'adaptation en lentilles hybrides (une partie de la lentille est souple), l'adaptation en verres mini-scléraux (le diamètre de la lentille passe de 8 à 14 mm de diamètre et se remplie comme un réservoir de larmes). Le port de lentille ne prévient par tout risque de complication, en cas d'intolérance, il faut consulter et discuter d'autres options thérapeutiques.

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Les anneaux intra cornéens (AIC) : Cette technique chirurgicale vise à implanter dans le tissu cornéen un matériel en plexiglass rigide (PMMA) de manière à renforcer la cornée et à lui redonner une forme plus favorable à la focalisation de la lumière dans l'œil. L'intervention est définie au cas par cas en cas d'intolérance ou de non pertinence de l'essai des lentilles rigides (atteinte purement unilatérale, métiers incompatibles avec le port de lentilles, volonté du patient). L'intervention est assez peu invasive et pet être réversible. Elle est assistée par le laser femtoseconde qui permet de réaliser un canal circulaire dans la partie profonde de la cornée devant accueillir un segment d'anneau intra cornéen passant à travers une incision d'un millimètre regagnant la surface de la cornée. L'intervention est réalisée en ambulatoire et sous anesthésie locale par collyre. Elle est indolore. Le choix de l'anneau est déterminé au cas par cas par le chirurgien prenant en compte les aberrations optiques et l'épaisseur de la cornée. Le résultat est souvent partiel et permet d'améliorer la situation pour obtenir une meilleure correction lunette, une adaptation lentilles plus aisée, une moins grande fatigue visuelle. Le résultat n'est pas immédiat en raison de la réponse biomécanique de la cornée qui met 2 à 3 mois pour se définir. Parfois, dans le cadre d'une stratégie mini invasive séquentielle, il est proposé l'association à un laser de surface et/ou un CXL pour améliorer la situation ou pour stabiliser l'évolution.

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Le laser excimer : C'est le laser utilisé pour corriger la myopie. Il peut dans certains cas, servir à remodeler la cornée pour diminuer l'asymétrie optique induite par le kératocône. Il est le plus souvent proposé au décours d'une implantation d'AIC pour améliorer lerésultatréfractif. Un CXL est souvent réalisé soit en amont soit en couplage le jour du laser pour renforcer le collagène sous-jacent à la zone amincie volontairement par le laser. Ce geste impose une période de cicatrisation de 6 à 12 mois. En cas d'insuffisance de l'approche, une greffe de cornée reste toujours possible.

 

Les implants intraoculaires : Pour certains patients, une fois la cornée régularisée par anneaux et/ou laser ou greffe de cornée, il reste une myopie trop forte pour être corrigée en lunette (le plus souvent car l'autre œil est beaucoup moins atteint et donc mois myope, limitant la prescription de verres trop différents: anisométropie non tolérable). Une option parfois proposée est d'implanter une lentille intra-oculaire pour compenser la myopie. Soit devant le cristallin chez les patients jeunes, soit à la place de ce dernier pour les plus âgés (> 50 ans). Le résultat est souvent très positif.

 

La greffe de cornée : Cette option est réservée à l'échec des autres stratégies de prises en charge. La greffe    est une technique efficace mais qui marque un tournant dans la vie des patients. La   prise en charge demande un suivi mensuel pour la première année puis bi annuel à vie. La durée de vie de la greffe est fonction du type de greffe réalisé, des complications possibles, du stade initial de sévérité de la maladie, de la qualité du greffon du donneur. La récupération visuelle est variable et met environ 9 à 12 mois pour aboutir à un équilibre permettant une prescription de lunettes complémentaires. Des retouches sur greffon sont parfois nécessaires : reprises de berge, traitements de l'astigmatisme résiduel, laser de surface. La technique de choix est la greffe lamellaire antérieure profonde (KLAP), laissant en place la couche endothéliale, principal déterminant des rejets de greffes et de la durée limitée de celle-ci lorsqu'elle est greffée. Ce type de greffe est assez technique et demande un opérateur entrainé. Dans 10 à 20% des cas une greffe lamellaire n'est plus possible, une greffe totale (transfixiante ou KT) est alors réalisée.

 

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Les principales complications de la greffe de cornéen sont :

Rejet de greffon immunologique

Problèmes de sutures (infection, décalage de berges)

Cataracte ou glaucome secondaires

Astigmatisme géant résiduel

Décompensation endothéliale (perte des cellules assurant la transparence avec le temps)        

Désunion des berges du greffon en cas de contusion oculaire vigoureuse

           

Le Corneal collagen Cross-Linking (CXL) ou procédure de pontage du collagène cornéen

L'objectif du CXL est, d'une part, de durcir la cornée pour la rendre plus résistante aux agressions biomécaniques, et d'autre part de limiter le réflexe délétère de frottement oculaire en insensibilisant transitoirement la cornée. Il existe divers protocoles de traitement mais le principe est simple : l'épithélium cornéen est retiré mécaniquement de la surface de la cornée lors d'un geste opératoire simple, réalisé sous anesthésie collyre, en environnement stérile. Ensuite une molécule photoréactive, la « riboflavine » est instillée par-dessus la cornée pendant plusieurs minutes car elle ne passerait pas naturellement l'épithélium. Une fois l'imprégnation terminée, une lumière UV-A à 375 nm éclaire pendant quelques minutes les 8 mm centraux de la cornée à une intensité donnée pour déclencher une réaction chimique dite de « photoréticulation ». Les UV-A sont absorbés par la riboflavine dans la cornée et libère des radicaux libres hyperactifs qui engendrent un pontage du collagène cornéen et une dégradation de l'innervation. La cornée est ainsi transitoirement renforcée et insensibilisée. La cicatrisation cornéenne intervient naturellement ensuite. L'épithélium se reforme en 3 à 5 jours, une lentille pansement, des antalgiques, des antibiotiques et anti-inflammatoires collyres sont prescrits pour le premier mois post opératoire. On observe généralement une baisse transitoire de la transparence cornéenne induisant un léger flou pendant 1 ou 2 mois. La procédure ne vise pas à améliorer la vue mais à éviter l'aggravation du KC. Il est prescrit essentiellement pour des patients de moins de 30 ans. La phase de surveillance post opératoire est très importante pour ne pas aboutir à des complications. Le patient est revu à 24H et 72H post opératoire, puis à 1 mois. Dans de très rares cas la cicatrisation peut aboutir à une infection, une opacification transitoire ou définitive de la cornée.

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Le choix de la stratégie thérapeutique se décide au cas par cas après un bilan complet visant à :

Évaluer la sévérité et le retentissement du KC

Définir l'évolutivité et une stratégie de réhabilitation de la prise en charge

Informer et éduquer pour lutter contre les facteurs de risques

Correspondre avec le médecin ophtalmologiste référent pour établir la ligne de suivi du patient

 

Perspectives

Les principaux domaines de progression sont :

-          une évolution vers un traitement de plus en plus personnalisé et de moins en moins invasif (lasers excimer, anneaux intra-cornéens)

-          l'utilisation de logiciels de simulation de la biomécanique cornéenne

-          l'apparition de cartographies de la dureté cornéenne en clinique

-          des cibles plus sélectives pour le CXL utilisé pour ralentir la maladie

-          des protocoles de greffes de cornées plus conservatrices

-          des dispositifs de dépistages de plus en plus fiables permettant la prévention

 

Conclusion

L'unité d'ophtalmologie du CHU du Bordeaux, au sein du CRNK associant le CHU de Toulouse et les nombreux centres de compétences labellisés à travers la France, œuvre au quotidien pour une prise en charge optimisée des patients atteints de Kératocône. N'hésitez pas à nous consulter.

 

Equipe constituant le CRNK du site de Bordeaux

 

Pr TOUBOUL David

 

Professeur - Chef d'unité

Dr Tournaire-Marques Emilie

 

Praticien hospitalier

Dr ROBINET Antoine

Chef de clinique

 

Dr CORNUT Thomas

 

Assistant spécialiste

Me PREVOT Elodie

 

Orthoptiste

 

De Baye Arthur

Allergologue

Me Barbin Florence

 

Secrétaire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prise de rendez-vous : 05 56 82 00 29
rdv.ophtalmo@chu-bordeaux.fr

Association Kératocône : www.keratocone.net/centre_reference


Les Greffes de cornées

La chaine de solidarité du donneur au receveur

La cornée est une membrane de collagène, formant une lentille transparente en avant de l'œil. Son épaisseur varie entre 1 mm en périphérie et 0,5 mm au centre. Son intégrité est capitale pour obtenir une bonne qualité de vision. Le film lacrymal est nécessaire à sa lubrification. Certaines maladies déforment ou opacifient la cornée, dégradant fortement l'image rétinienne et donc la vision. Au décès de certaines personnes, la coordination hospitalière propose régulièrement à la famille, selon les volontés du défunt, si un prélèvement de la cornée est possible. En cas d'accord, une chaine de compétences s'enclenche et permet de voir se succéder : le prélèvement, la validation, la quarantaine et mise en conservation, la déturgescence et le conditionnement avant la greffe au bloc opératoire. Une nouvelle vue attend le patient greffé.

 

A chacun sa greffe

Il existe différentes modalités de greffes de la cornée. Les greffes totales sont réalisées en pleine épaisseur sur environ 8 mm centraux de la cornée qui fait généralement 12 mm chez l'adulte. Les greffes lamellaires sont des greffes partielles de la cornée,  remplaçant l'avant ou l'arrière du tissu en fonction des besoins. Elles sont de plus en plus populaires et permettent de diminuer le taux de complications et d'augmenter l'efficacité fonctionnelle. Le type de greffe est donc défini par le type d'atteinte de la cornée. Une cicatrice de plaie de cornée perforante demandera une greffe transfixiante (KT), une maladie de l'endothélium demandera une greffe lamellaire postérieure ou endothéliale, une cornée claire mais déformée, une opacité superficielle demandera une greffe lamellaire antérieure.


Prise en charge des yeux secs

La pathologie de l'œil sec est de plus en plus fréquente en raison de la vie numérique, du vieillissement, des conditions de travail être autres facteurs. La vision est troublée, instable, accompagnée d'une sensation d'inconfort, de brulure, de grain de sable, de larmoiement paradoxale. Les causes sont multiples et souvent associées. On distingue des déficits en qualité du film lacrymal et des déficits en sécrétion d'eau par la glande lacrymale principale. Souvent le déficit est mixte quand la situation devient chronique.

                  

Les blépharites par dysfonction des glandes meibomiennes

Elles sont la cause la plus banale d'œil sec. Les glandes meibomiennes fournissent la phase lipidique (grasse) qui stabilise le film lacrymal. Le film lacrymal est étalé par le clignement palpébral. Ce clignement peut être incomplet, peu fréquent et peu intense, limitant la possibilité de lubrification, induisant une souffrance inflammatoire et une dysfonction des secrétions meibomiennes. Si la situation dure, les glandes peuvent s'infecter (orgelet, chalazion), la cornée peut s'ulcérer et s'infecter (abcès).


Télécharger ICI le livret éducatif "oeil sec".

QK7A3059Examen Lipiview: visualisation des glandes meibomiennes

QK7A3025Examen Lipiview: visualisation du clignement et du film lipidique

La maladie de Gougerot 

Dans cette maladie, la glande lacrymale principale est détruite par l'organisme, asséchant dramatiquement la cornée. Elle est parfois primaire, sans cause, souvent secondaire à une maladie générale comme la polyarthrite rhumatoïde.

 

Le Soin Lipiflow et l'éducation thérapeutique

La sècheresse oculaire par obstruction des glandes meibomiennes, situées dans le cartilage des paupières, est de loin la plus fréquente. Elle est souvent présente depuis très longtemps avant que les symptômes n'apparaissent. Une prise en charge est possible pour restituer une bonne fonction ou au moins éviter l'aggravation. Celle-ci passe par la compréhension du problème impliquant une analyse détaillée des paupières et de la surface oculaire, suivie d'une explication clarifiée des mécanismes. La corrélation structure/fonction est ici primordiale afin de définir la sévérité et le pronostic de la sécheresse oculaire. Ainsi, afin de diagnostiquer et prendre en charge le dysfonctionnement éventuel, le CHU de Bordeaux c'est doté de la dernière avancée technologique pour faire l'analyse de l'anatomie et fonctionnelle des glandes meibomiennes : Plateforme Lipiview / Lipiflow. Vous devrez retenir que la clé de la guérison repose en grande partie sur votre implication et que l'équipe médicale vous accompagnera pour désamorcer le cycle d'auto-aggravation que vous subissez, fondant son action sur les 3 axes suivants : Protection / Désobstruction / Rééducation.

Télécharger ICI le livret éducatif "oeil sec".

Prise de rendez-vous : 05 56 79 55 30
rdv.ophtalmo@chu-bordeaux.fr


TRAITEMENT MéDICAL ET CHIRURGICAL DES GLAUCOMES

  • Chirurgie du glaucome transfixiante (trabeculectomie, sclérectomie), Cycloaffaiblissement aux ultrasons, Implants de drainage
  • Imagerie du glaucome par biomicroscopie ultrasonique UBM, tomographie à cohérence optique (OCT)
  • Explorations fonctionnelles par champ visuel automatisé

> EN savoir plus sur le glaucome


ADAPTATIONS DE LENTILLES DE CONTACT

  • Anomalies visuelles simples
  • Adaptations de cas difficiles : kératocônes, enfants, presbyties, après chirurgie de la cornée

EXPLORATIONS DIAGNOSTIQUES ET IMAGERIE

  • segment antérieur de l'œil  par topographie cornéenne
  • Microscopie spéculaire, biomicroscopie ultrasonique UBM, caméra Scheimpflug, Abérrométrie par front d'ondes.