Transplantation et infection virale : Bordeaux innove avec une thérapie cellulaire de nouvelle génération

La transplantation d'organe sauve chaque année des milliers de vies. Mais pour éviter que le système immunitaire rejette le greffon, les patients reçoivent des traitements immunosuppresseurs qui les fragilisent durablement face aux infections.
Ce site utilise Matomo pour analyser votre navigation dans le respect du Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD).
Voulez-vous nous aider à améliorer le service offert en autorisant Matomo à collecter ces informations ? En savoir plus

  
Parmi elles, le cytomégalovirus (CMV) est la plus fréquente et parfois la plus redoutable : résistant aux antiviraux, il peut menacer le fonctionnement même de l'organe transplanté.
202510_HTL_ChirDig_©FredEncuentra-BarbotStudio_197
©FredEncuentra-BarbotStudio

Face à ce défi, une équipe de chercheurs du CHU de Bordeaux et du laboratoire ImmunoConcept (Université de Bordeaux) — portée par le Pr Lionel Couzi, le Dr Julie Déchanet-Merville, Gabriel Marseres, le Pr Pierre Merville et le Pr Hannah Kaminski — a développé une approche thérapeutique inédite.

Le principe : renforcer l'immunité avec des cellules sur mesure. Les chercheurs utilisent des lymphocytes T gamma-delta, une famille de cellules immunitaires naturellement capables de détecter et d'éliminer le CMV. 
En les produisant en laboratoire et en les administrant aux patients, l'objectif est de combler le déficit immunitaire et de donner au corps les moyens de combattre le virus.

Après une validation préclinique publiée dans la revue internationale Nature Communications, ce médicament cellulaire entre dans une phase décisive :
•    Sa fabrication est assurée par la plateforme de bioproduction ARTEMIS des Hospices Civils de Lyon.
•    Un essai clinique de phase 1 multicentrique va débuter chez 18 patients transplantés, dans le cadre d'un premier essai chez l'humain (first-in-human).

Cette initiative illustre la capacité de la recherche publique française à transformer une découverte fondamentale en traitement concret — et témoigne de l'engagement du CHU de Bordeaux au cœur de l'innovation thérapeutique.

Le 4 mars 2026