Pathologie d'altitude : consultation spécialisée au CHU de Bordeaux

L’arrivée rapide à des altitudes dépassant 3000m, grâce à des moyens d’accès plus faciles, peut susciter la survenue de pathologies aiguës graves (mal aigu des montagnes, œdème pulmonaire et œdème cérébral de haute altitude) nécessitant une prise en charge rapide et souvent coûteuse car nécessitant un rapatriement.
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A VOIR SUR France 3 Aquitaine

france3-1459514770LUNDI 6 JUIN 2016
Pathologie d'altitude : consultation spécialisée au CHU de Bordeaux

Invité plateau : Pr Hervé Douard, responsable de l’unité
> unité de maladie coronarienne et réadaptation/Sport santé
> pôle cardio-thoracique
 


Pourquoi ?

Le contexte règlementaire

La consultation spécialisée avec test d’effort en hypoxie est obligatoire pour le personnel des organismes de recherche français (INSERM, CNRS, INSU, Universités) se rendant pour une mission de recherche au delà de 2500m d’altitude (circulaire ministérielle du 24 mars 1989). En pratique, le test est réalisé pour les chercheurs se rendant à l’observatoire de Mauna Kea à Hawaï (4200m) et pour les observatoires du nord Chili. Il est également prescrit pour le personnel diplomatique se rendant en poste en Bolivie (La Paz) ou en Equateur (Quito). Il est parfois demandé par des tours opérateurs, mais il n’est pas obligatoire dans le contexte d’une activité de loisir ou de sport. Il ne fait pas l’objet d’un remboursement de la Sécurité Sociale sauf s’il est prescrit pour exploration d’une intolérance lors d’un séjour passé en haute altitude.

Accroissement du nombre de personnes se rendant en altitude

Un nombre croissant de personnes (touristes, randonneurs, alpinistes, astronomes, travailleurs…) se rendent en altitude pour des activités de loisir, de sport ou de travail. L’âge moyen de la population concernée a également tendance à s’élargir vers une population éventuellement porteuse de pathologies chroniques préexistantes.
L’arrivée rapide à des altitudes dépassant 3000m, grâce à des moyens d’accès plus faciles, peut susciter la survenue de pathologies aiguës graves (mal aigu des montagnes, œdème pulmonaire et œdème cérébral de haute altitude) nécessitant une prise en charge rapide et souvent coûteuse car nécessitant un rapatriement.
Des études récentes ont permis d’identifier ces facteurs de risque :  
  • antécédents de pathologie d’altitude lors de séjours précédents,
  • montée rapide en altitude,
  • migraine,
  • entraînement régulier en endurance,
  • données physiologiques obtenues lors d’un test d’effort en hypoxie… (algorithmes intégrant les reposes ventilatoires et la désaturation artérielle)
    
Une demande s’est donc fait sentir de définir une stratégie de prévention de la pathologie d’altitude, dont l’élément premier consiste à détecter les personnes présentant une intolérance particulière à l’hypoxie. Il a longtemps été considéré que le mal aigu des montagnes était une sorte de fatalité imprévisible, jusqu’à ce que des tests soient élaborés pour essayer de mettre en évidence des facteurs de risque physiologiques de cette pathologie,  et notamment le test en hypoxiele « test d’effort en hypoxie », qui permet d’améliorer sensiblement la détection des sujets à risque en altitude.

Les destinations sont très variées : Himalaya (Népal, Tibet, Ladakh…), Asie Centrale (Kirghyzstan, Ouzbekistan…), Andes (Pérou, Bolivie, Equateur, Chili, Argentine), Afrique (Kilimandjaro, Mt Kenya, Ethiopie..), Amérique du Nord (Mc Kinley).

A qui est destinée cette consultation ?

  • Toute personne préparant un séjour à plus de 3 000 mètres d’altitude : touristes (voyages culturels), randonneurs (trekkeurs), alpinistes, travailleurs (astronomes à Hawaï ou au Chili, cinéastes et journalistes, prospecteurs, mineurs, ingénieurs automobiles, etc.).
  • Toute personne ayant des antécédents de Mal Aigu des Montagnes ou ayant été victime d’un problème médical lié à l’altitude
  • Toute personne atteinte d’une maladie chronique susceptible d’être décompensée par l’altitude.
  • Toute personne suivant un traitement médical particulier.
  • Toute personne responsable d’un groupe de trekking ou d’une expédition en altitude, susceptible de devenir interlocuteur médical.
  • Toute personne souhaitant avoir des connaissances et voulant se donner le maximum de chance de réussir son séjour.


La consultation spécialisée de médecine d’altitude permet de : 
  • éliminer les contre-indications médicales à un séjour en altitude
  • Sensibiliser aux risques associés à la montagne
  • Informer aux règles d’acclimatation progressive
  • Détecter une éventuelle intolérance à l’altitude
  • Informer des troubles et pathologies liés à l’altitude
  • Constituer une trousse à pharmacie.
  • Réaliser un test d’effort en hypoxie reproduisant l’altitude du Mont Blanc.
 

PLUS D’INFORMATION

> SPORT SANTE
> HOPITAL HAUT-LEVEQUE - CHU DE BORDEAUX
Consultations multidisciplinaires et suivi de médecine du sport, cardiologie, nutrition, et psychologie des sportifs Amateurs et de Haut Niveau (centre agrée par la DRDJS)
Responsable de l’unité : Pr Hervé DOUARD (Cardiologue du sport)

Le service SPORT SANTE du CHU de Bordeaux est actuellement, avec le CREPS, l’un des 2 plateaux techniques de service public en Gironde, à assurer le suivi longitudinal avec la reconnaissance des instances sportives officielles comme la Direction Régionale de la Jeunesse et des Sports. Il allie différentes spécialités médicales et un plateau technique dédié, dans un même lieu pour une prise en charge multidisciplinaire du sportif.

Les populations concernées

  • Sportifs « HAUT NIVEAU, JEUNE et ESPOIR » inscrits sur les listes nationales
  • Sportifs professionnels
  • Sportifs en section « sport-études »
  • Sportifs amateurs (demandes des clubs ou en soins externes)
  • Sportifs ayant des facteurs de risque cardiovasculaires
  • Enfants en surcharge pondérale (par l’intermédiaire du réseau « RéPOP »)
 

Qui peut contacter l’unité ?  

  • les sportifs eux-mêmes par exemple pour la délivrance d’un certificat médical de non contre indication à la pratique du sport, pour  avoir des informations sur leur aptitude lors de la reprise d’une activité après un arrêt prolongé ou pour un programme de préparation physique (mesure du VO2 max), pour de la traumatologie, une blessure…
  • les sections sportives, clubs, comités départementaux ou régionaux ou les fédérations sportives dans le cadre du suivi médical longitudinal réglementaire à effectuer pour les sportifs inscrits sur les listes « haut niveau » du Ministère Jeunesse et Sports.
  • les médecins traitants, médecins du sport ou cardiologues pour des avis ou des examens complémentaires (bilan de symptômes, découverte d’un souffle, d’une anomalie de l’ECG de repos…).
  • les sportifs ayant des facteurs de risque cardiovasculaires  qui souhaitent pratiquer une activité physique ou sportive.
  • les clubs professionnels pour le suivi médical d’une équipe ou des tests physiologiques

 Tout sportif quelque soit leur âge, leur sexe et leur niveau de pratique et le motif de consultation…


Les consultations et examens 

  • Consultation de médecine du sport : visite de suivi et visite d’aptitude comprenant un examen médical réalisé par un médecin diplômé en médecine du sport selon les recommandations de la Société Française de Médecine du Sport (entretien, examen physique, mesures anthropométriques).
  • Consultation de cardiologie du sport pour les sportifs ayant un ou plusieurs facteurs de risques cardiovasculaires ou une demande particulière de test à l’effort ou d’échographie cardiaque) 
  • Consultation de nutrition du sport : comprend un bilan diététique, des conseils nutritionnels…
  • Consultation de psychologie du sport par un médecin ou par un psychologue sous responsabilité médicale. Un bilan psychologique vise à :
    > détecter des difficultés psychopathologiques et des facteurs personnels et familiaux de vulnérabilité ou de protection ;
    > prévenir des difficultés liées à l’activité sportive intensive;
    > orienter vers une prise en charge adaptée si besoin.
  • Consultation de médecine de montagne et test en hypoxie (voir ci-dessus)
  • Epreuve d’effort : suivi ECG, tensionnel, métabolique (VO² max), lactactémie…) d’intensité maximale, sur ergomètre adapté à l’activité physique pratiquée (vélo, tapis, rameur, ergomètre à bras). Cette épreuve d’effort permet de délivrer des conseils d’entrainements et vise à dépister d’éventuelles anomalies ou inadaptations survenant à l’effort.
  • Electrocardiogramme de repos standardisé de repos avec compte rendu médical.
  • Echocardiographie trans-thoracique de repos avec compte rendu médical
  • Bilans biologiques (sanguins et urinaires)
  • Radiologie (IRM, scanner …) pour l’exploration cardiaque et osteo articulaire (radios rachis cervical imposée dans certains sports)

 

Contact

> Unité de maladie coronarienne et réadaptation/Sport santé
> pôle cardio-thoracique


Informations 1/06/2016