Recherche : essai clinique SPARTO - une avancée dans le traitement des cancers pédiatriques réfractaires présentée lors du congrès mondial ASCO

Dans le cadre de l'ASCO (American Society of Clinical Oncology), congrès mondial sur les avancées des traitements contre le cancer qui a lieu du 29 mai au 2 juin 2026 à Chicago, le Dr Jordane Chaix, praticien hospitalier au sein de l'unité d'hématologie et oncologie pédiatrique du CHU de Bordeaux, a présenté les résultats issus de l'essai clinique pédiatrique multicentrique SPARTO [1] coordonné par le Pr Stéphane Ducassou, hématologue et oncologue pédiatre au CHU de Bordeaux - Université de Bordeaux. Cette étude de phase 1 évalue une nouvelle stratégie thérapeutique associant immunothérapie et faible dose de pazopanib chez des enfants et adolescents atteints de tumeurs solides en rechute ou réfractaires.

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Congrès ASCO - Essai clinique pédiatrique SPARTO - phase 1
Logo congrès ASCO - Essai clinique pédiatrique SPARTO


Conduit dans huit centres en France entre mai 2022 et juin 2025, cet essai multicentrique de phase I avait pour objectif d'évaluer la tolérance, la dose recommandée et les premiers signes d'efficacité de l'association entre le spartalizumab — un anticorps anti-PD1 — et le pazopanib - un anti-angiogénique- administré à faible dose.

Une nouvelle approche pour améliorer l'efficacité de l'immunothérapie

Les premiers résultats de l'immunothérapie dans les cancers pédiatriques réfractaires étant restés limités, les chercheurs ont exploré une approche innovante visant à moduler l'angiogenèse tumorale grâce au pazopanib. Cette stratégie pourrait favoriser la distribution de l'immunothérapie au sein du micro-environnement tumoral et améliorer l'infiltration des lymphocytes T, renforçant ainsi l'activité antitumorale.
Au total, 41 patients âgés de 7 à 25 ans ont été inclus dans l'étude. La combinaison thérapeutique a montré un profil de tolérance jugé acceptable. La dose recommandée pour la phase II a été fixée à 4 mg/kg toutes les quatre semaines pour le spartalizumab, en association avec le pazopanib à faible dose (225 mg/m²/j).

Des réponses cliniques observées, notamment dans l'ostéosarcome

Parmi les 41 patients évaluables :
•1 patient atteint d'ostéosarcome a obtenu une réponse complète ; 
•4 patients ont présenté une réponse partielle, dont 3 atteints d'ostéosarcome ; 
•8 patients ont présenté une stabilisation de leur maladie, dont 4 pendant plus de quatre mois. 

Ces résultats suggèrent une activité antitumorale particulièrement intéressante dans les sarcomes pédiatriques, notamment l'ostéosarcome, pour lequel les options thérapeutiques restent limitées en situation de rechute. La prochaine étape est l'identification des sous-populations de patients susceptibles de bénéficier le plus de cette combinaison thérapeutique à travers l'avancée de travaux ancillaires.

L'étude SPARTO a été financée par l'Institut National du Cancer (INCa) et la Fondation ARC dans le cadre de l'appel à projets CLIP² « Novartis Innovative Molecules » (INCa-ARC_14820).

[1] SPARTO : Spartalizumab and low dose Pazopanib in Refractory or Relapsed solid TumOrs of pediatric and adults


Information - Juin 2026