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La maladie du soda - tous concerné(e)s

Stéatopathie métabolique, NASH*, maladie du foie gras, maladie du soda... Tous ces noms désignent une seule et même maladie : une surcharge en graisse du foie liée principalement au diabète et/ou au surpoids ou à l'obésité. La prévalence du diabète et du surpoids ne fait qu'augmenter dans notre pays. En France, 4,7 % de la population est traitée pour un diabète et près de 50 % de la population est en surpoids ou obèse.
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*Non Alcoolic Steato Hepatitis

Maladie du soda, sucre
Copyright CHU de Bordeaux

L'unité d'hépatologie du Service d'Hépato-gastro-entérologie et oncologie digestive du CHU de Bordeaux prend en charge les patients atteints de stéatopathie métabolique depuis de très nombreuses années, mais la file active de patients ne cesse d'augmenter au fil du temps. La maladie débute par de la stéatose (graisse dans le foie). Avec le temps, la stéatose va induire une inflammation hépatique (on parle alors de NASH). Celle-ci va favoriser le développement de fibres dans le foie (fibrose). Lorsqu'il y a beaucoup de fibrose, on parle de cirrhose. Car effectivement, contrairement aux idées reçues, il n'y a pas que la consommation excessive d'alcool qui peut induire une cirrhose.

Lorsqu'on est en surpoids, ou diabétique, comment connaître l'état de son foie ?

L'unité d'hépatologie du CHU de Bordeaux a créé en 2005 le premier centre mondial de diagnostic non-invasif de la fibrose hépatique qui fonctionne aujourd'hui grâce à Marie-Hélène Goriot, Cécilia Goncalves (secrétaires), Françoise Manon et Joelle Abiven (infirmières). Chaque année, des patients bénéficient de la compétence et des soins des professionnels du centre. Grâce à un bilan (sanguin et une mesure du coefficient d'atténuation d'une onde ultra-sonore et de l'élasticité hépatique) une estimation de la stéatose et de la fibrose, et donc de la sévérité des lésions hépatiques, est possible. En fonction du résultat de cette évaluation, une prise en charge adaptée est proposée.


Un programme d'accompagnement

La prise en charge des patients passe d'abord par un programme d'éducation thérapeutique « pas à pas » qui peut se résumer en trois mots : changez vos habitudes ! L'éducation thérapeutique est sous la responsabilité du Dr Juliette Foucher, assistée d'Annaig Paslier et Chantal Laurent. Les règles de bonne hygiène de vie sont rappelées et discutées. « Prenez-vous les escaliers plutôt que les escalators  ? », « Allez-vous travailler à vélo ou à pied ? » « Avez-vous une activité physique régulière ? » « Mettez-vous du sucre dans votre café ? » « Buvez-vous souvent des sodas ? ». Les habitudes de chacun sont revues et corrigées, si nécessaire, et un soutien psychologique peut être proposé. On ne parle pas de régime mais de changements d'habitudes.


Le développement du traitement

Enfin, l'unité de recherche clinique en hépatologie participe à de nombreux essais thérapeutiques internationaux pour le développement du traitement de la NASH. À l'heure actuelle, il n'existe aucun médicament commercialisé dans cette indication. Sous la responsabilité de Wassil Merrouche, les attachés de recherche clinique Maude Charbonnier, Paul- Emmanuel Truchot, Vincent Horodecki, Cécile Terrien, et les infirmières de recherche clinique Marie-Noëlle Ilsen, Elisabeth Rybczynski et Valérie Naves mettent tout en œuvre pour accompagner les patients tout au long de ce parcours de soins qui dure plusieurs mois voire plusieurs années

"Plus de 6 000 patients bénéficient chaque année de la compétence de l'équipe « NASH » de l'unité d'hépatologie. Mais cette maladie n'est pas une fatalité, et sa prise en charge ne doit pas être réservée qu'aux autres. Et si vous preniez soin de votre foie ?"
Pr Victor de Lédinghen, service d'Hépato-gastroentérologie et oncologie digestive
 
Information du 24/04/2019 - Source : Passerelles avril 2019