Un lieu innovant par son équipement : le bloc radiologie interventionnelle du groupe hospitalier Pellegrin

VOIR LA VIDEO - Le CHU vient d'investir plus de 2 millions pour équiper son service d'imagerie médicale, du groupe hospitalier Pellegrin, de deux nouvelles salles d'angiographies ultramodernes en fonctionnement depuis le 12 février : une salle conventionnelle double camera rayons X de dernière génération et une salle simple avec caméra sur bras robotisé. Pour les patients, ces équipements apportent des progrès précieux : anesthésie moins longues, temps opératoires réduits
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svgLUNDI 11 juin mai 2018
Un lieu innovant par son équipement : le bloc de radiologie interventionnelle du groupe hospitalier Pellegrin.

SUR France 3 Aquitaine

Une salle robotisée, unique en France

La machine est impressionnante. Le « robot » de 1,8 tonnes, solidement rivé au sol, dispose d'un long bras articulé au bout duquel est disposé un arceau. Cet arceau est lui-même équipé de la source de rayons X à chacune de ses extrémités. Le patient, allongé sur une table qui peut également se déplacer, peut ainsi être « scanné » à 360°, avec un résultat d'une grande précision et les images qui s'affichent à l'écran combinent images des vaisseaux et des tissus en temps réel.
« Nous profitons désormais d'un équipement révolutionnaire », expliquent les docteurs Yann Le Bras et Xavier Barreau, praticiens au bloc de radiologie interventionnelle.

La radiologie interventionnelle est au cœur du fonctionnement du service d'imagerie, où l'on prend en charge et suit des patients de la quasi-totalité des services du CHU, dont la prise en charge nécessite l'utilisation de nouvelles thérapies mini-invasives guidées par l'image. Ces techniques qui se substituent à des traitements plus lourds et plus invasifs permettent de compléter un arsenal thérapeutique au plus grand bénéfice des patients induisant une moindre morbidité et moins de séquelles post opératoires pour un soin mieux toléré.

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copyright chu de Bordeaux
 

« Comme un automobiliste qui dispose d'un GPS »

Avec cette salle robotisée, un nouveau bond en avant est réalisé.
« Les avantages sont multiples : plus de confort pour le patient, sécurisation de nos procédures, images plus précises, moindre utilisation de la sédation  énumère Yann Le Bras. Cela repousse les limites de nos interventions mini-invasives. La fusion des images 2D et 3D nous permet de visualiser le chemin le plus pertinent pour atteindre notre cible. Un peu comme un automobiliste qui dispose d'un GPS pour savoir où il doit se rendre. Nous avons une vision très précise de la cartographie des vaisseaux qui nous permet  d'utiliser nos cathéters dans des artères ou des veines de moins d'un millimètre de diamètre ».

Et Xavier Barreau de compléter : « Auparavant, nous étions équipés de seulement deux   salles permettant un prise  en charge parfois partielle de pathologies complexes. Ces deux équipements nous permettent désormais sur 3 salles au total de réaliser des images 3D, des scanners per opératoires et grâce au bras robot nous avons la possibilité d'intervenir sur toutes les zones du corps. J'ajoute que les capteurs sont également plus performants et qu'ils permettent une imagerie de la vascularisation globale du cerveau ou du rein par exemple (imagerie de perfusion). Nous traitons désormais de plus en plus ces organes par la voie radiologique, avec des interventions nouvelles et moins invasives. Le cas le plus flagrant est le traitement en urgence des AVC (accidents vasculaires cérébraux».

De nombreux avantages pour les patients

Pour les patients, ces équipements apportent des progrès précieux. Tout d'abord, les anesthésies générales sont moins longues car le temps opératoire se réduit. Ensuite, le temps passé à l'hôpital est raccourci, diagnostic et intervention étant réalisés dans la même salle et les suites opératoires sont plus simples. Un avantage précieux également pour le CHU, qui peut optimiser la planification des interventions dans ce bloc avec un nombre d'actes croissant, des délais réduits et des séjours plus courts.
De nombreuses pathologies sont susceptibles d'être traitées en radiologie interventionnelle et certaines plus particulièrement avec l'avantage de la salle robotisée.
« C'est l'intérêt d'un tel équipement : toutes les interventions de radiologies interventionnelles peuvent être réalisées, qu'il s'agisse de patients d'oncologie, d'orthopédie, d'urologie, de neurologie, de neurochirurgie » explique le Dr Yann Le Bras.
Dans le cadre d'un AVC, les médecins peuvent aussi disposer de l'imagerie très rapidement et évaluer la perfusion du cerveau. Ces salles, dernier cri, sont donc largement utilisées dans le cadre de l'urgence.

Un plateau technique de très haut niveau

Grâce à cet investissement le service de radiologie interventionnelle du groupe hospitalier Pellegrin dispose d'un plateau technique de très haut niveau, les trois salles étant désormais équipées de machines de haute technologie. En novembre 2017, une première salle d'angiographie biplan a remplacé un équipement vieillissant et la troisième salle dispose d'une machine monoplan performante depuis 2010.

« Le CHU de Bordeaux a toujours maintenu ses investissements pour nous faire profiter d'équipements de qualité », déclare Xavier Barreau. Les salles nouvellement installées représentent un coût supérieur à 2 millions d'euros. L'hôpital développe une très importante activité de radiologie interventionnelle (plus de 1000 actes par an) qui le classe, entre autres, au 3e rang en France pour le traitement des AVC.

Ainsi 320 cas ont été traités en 2017 par le CHU de Bordeaux, contre une trentaine 3 ans plus tôt.

De nombreux médecins viennent également se former sur l'AVC au plan régional.

La salle robotisée étant unique en France, des sessions de formation sur des techniques spécifiques seront sans doute programmées à terme.

Information 04 juin 2018