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Institut de formation en masso-kinésithérapie
La profession de masseur-kinésithérapeute consiste à prévenir l'altération des capacités fonctionnelles des personnes, à concourir à leur maintien et, lorsque ces capacités sont altérées,à les rétablir ou à y suppléer.

Le masseur-kinésithérapeute utilise des gestes et des techniques spécifiques, notamment le massage et, dans chaque cas particulier, il choisit les techniques les plus appropriées en tenant compte des caractéristiques psychologiques, sociales,économiques et culturelles de la personnalité de chaque patient, à tous les âges de la vie.
Le masseur-kinésithérapeute concourt, en collaboration avec les autres professionnels de santé, à l’élaboration et à la mise en oeuvre du projet thérapeutique.
Les conditions d'admissibilité
Conditions de diplôme
Être titulaire du baccalauréat ou titre équivalent.
Conditions d'admission à Bordeaux
Concours à l’issue d’une année de PCEM1 à l’Université Victor Ségalen BORDEAUX 2
(tél.0557571010).
Le concours porte sur les mêmes enseignements que le concours de médecine auxquels s'ajoutent des enseignements spécifiques d'anatomie et de présentation de la kinésithérapie.
Condition d'âge
Etre âgé de 17 ans au 31 décembre de l'année en cours
Pas de dérogation
Les conditions d'admission
Inscription aux Epreuves du Concours
Institut de formation en masso-kinésithérapie
Informations complémentaires
Les épreuves sont organisées par l'université de BORDEAUX 2 elles correspondent au concours de fin de 1ère année de médecine avec des évaluations des enseignements spécifiques.
Date de début d'inscription :   2010-03-01
Date limite d'inscription :   2010-06-01
La formation
Lieux de formations
Durée des études
La durée des études est de 3 ans. Elle est répartie sur deux cycles : le 1er cycle correspond à la 1ère année, le 2ème cycle est réparti sur les 2ème et 3ème années.
Débouchés
Débouchés
Exercice salarié en secteur hospitalier public ou privé
Exercice libéral
Rémunération
Rémunération
Début de carrière : dans le secteur public :
Statut contractuel : 1290 Euros net
Stagiaire de la fonction publique hospitalière : 1375 Euros net
Coût pour le participant
Frais de scolarité : 813 Euros par an
Frais d’inscription : 186 Euros par an
Contenu pédagogique
DUREE ET PROGRAMME DES ETUDES

1er cycle : 1ère année, découvrir le métier

4 modules :
Anatomie
Physiologie
Pathologies
Technologie

La validation de l’ensemble des modules conditionne le passage dans l’année supérieure.

Formation clinique :
Stages d’initiation
1 matinée tous les 15 jours.
3 semaines à mi-temps de stage hospitalier ou en centre de rééducation en cours d’année.
1 stage en libéral de 2 jours à temps plein.

2ème cycle :
En 2ème année : découvrir l’exercice professionnel
En 3ème année : se préparer à l’exercice du métier

Alternance de périodes de stages cliniques à temps plein de 4 à 6 semaines et de périodes d’enseignements à l’IFMK.

12 modules à valider répartis sur la 2ème et la 3ème année :
Technologie
Psychologie – sociologie
Traumatologie – Orthopédie
Neurologie
Rhumatologie
Kinésithérapie et Sport
Cardio-vasculaire
Pathologies respiratoires
Pathologies infantiles
Pathologies diverses
Prévention – Ergonomie
Déontologie – Législation – Gestion

La validation de l’ensemble des modules et des stages conditionne le passage dans l’année supérieure et la présentation au Diplôme d’Etat en fin de 3ème année.
Type de diplôme
Diplôme d'Etat de masseur kinésithérapeute
Informations diverses
1. Le projet pédagogique

Le projet pédagogique est un outil de pilotage qui nous permet de mener une démarche qualité en définissant les bases fondamentales de notre formation, ses objectifs et les valeurs communes à tous les professionnels impliqués.

Il est destiné à assurer la qualité de la formation en définissant les méthodes de travail, les règles d’organisation et de fonctionnement. Il rassemble et articule l’ensemble des stratégies mises en ½uvre dans l’institut pour en assurer la cohérence.

Il permet de faire connaître aux différents partenaires le sens de l’action conduite.

Le projet pédagogique a été initié par la direction et l’équipe pédagogique de l’institut de formation en masso-kinésithérapie (IFMK) en 2006 mais son enrichissement progressif procède de l’association des différents partenaires en fonction des thèmes traités :
• Les enseignants (médecins, cadres de santé, professionnels),
• Les maîtres de stage,
• Les représentants des étudiants,
• Les représentants des tutelles (DRASS, DDASS),
• Les représentants de l’organisme financeur, le Conseil Régional d’Aquitaine,
• Les représentants de l’organisme gestionnaire, le CHU de Bordeaux,
• Les représentants de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes.

2. Les objectifs de la formation : développer le professionnalisme en masso-kinésithérapie

Notre objectif est de préparer les futurs masseurs-kinésithérapeutes à leur métier en développant le professionnalisme, qui correspond à des normes élevées de compétences et de valeurs professionnelles.

2.1. Les compétences attendues

Dans le cadre de notre mission de formation, nous devons nous conformer à la réglementation des études et au programme défini par l’annexe du décret du 5 septembre 1989 qui, étant déjà ancien, devrait être remanié dans les années à venir (Cf. Annexes 1 et 2).

Cependant, il nous semble indispensable de nous référer aux textes législatifs et réglementaires qui encadrent profession de la masseur-kinésithérapeute pour situer notre action dans l’optique du professionnalisme.
La référence à d’autres textes issus notamment du Ministère de la Santé ou d’organisations professionnelles et qui offrent une vision élargie du métier, nous semble aussi incontournable pour être en phase avec les évolutions de la profession, notamment en ce qui concerne l’évaluation et la recherche.


2.1.1. La masso-kinésithérapie définie dans le Code de la Santé Publique (CSP)

Dans la partie Législative du CSP, l’article L4321-1 définit la profession :

« La profession de masseur-kinésithérapeute consiste à pratiquer habituellement le massage et la gymnastique médicale.
La définition du massage et de la gymnastique médicale est précisée par un décret en Conseil d'Etat, après avis de l'Académie nationale de médecine.
Lorsqu'ils agissent dans un but thérapeutique, les masseurs-kinésithérapeutes pratiquent leur art sur ordonnance médicale et peuvent prescrire, sauf indication contraire du médecin, les dispositifs médicaux nécessaires à l'exercice de leur profession. La liste de ces dispositifs médicaux est fixée par arrêté des ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale après avis de l'Académie nationale de médecine. »

La profession de masseur-kinésithérapeute fait partie des professions d’auxiliaires médicaux, professions construites comme des dérogations au monopole médical et dont l’habilitation est soumise au contrôle médical. Dans un but thérapeutique, les masseurs-kinésithérapeutes exercent donc, sur ordonnance médicale, dans un champ étendu de spécialités, des actes précisés par décret.

Dans la partie Réglementaire du CSP (Cf. Annexe 3), la définition de la masso-kinésithérapie, ses techniques, ses champs d’application et ses modalités de mise en ½uvre sont précisés dans les articles suivants :
Article R4321-1
La masso-kinésithérapie consiste en des actes réalisés de façon manuelle ou instrumentale, notamment à des fins de rééducation, qui ont pour but de prévenir l'altération des capacités fonctionnelles, de concourir à leur maintien et, lorsqu'elles sont altérées, de les rétablir ou d'y suppléer. Ils sont adaptés à l'évolution des sciences et des techniques.
Article R4321-2
Dans l'exercice de son activité, le masseur-kinésithérapeute tient compte des caractéristiques psychologiques, sociales, économiques et culturelles de la personnalité de chaque patient, à tous les âges de la vie. Le masseur-kinésithérapeute communique au médecin toute information en sa possession susceptible de lui être utile pour l'établissement du diagnostic médical ou l'adaptation du traitement en fonction de l'état de santé de la personne et de son évolution.
Dans le cadre de la prescription médicale, il établit un bilan qui comprend le diagnostic kinésithérapique et les objectifs de soins, ainsi que le choix des actes et des techniques qui lui paraissent les plus appropriés. Ce bilan est adressé au médecin prescripteur et, à l'issue de la dernière séance, complété par une fiche retraçant l'évolution du traitement kinésithérapique, également adressée au médecin prescripteur.
Article R4321-6
Le masseur-kinésithérapeute est habilité à procéder à toutes évaluations utiles à la réalisation des traitements mentionnés à l'article R. 4321-5, ainsi qu'à assurer l'adaptation et la surveillance de l'appareillage et des moyens d'assistance.
Article R4321-12
Le masseur-kinésithérapeute est habilité à participer à la réalisation de bilans ergonomiques et à participer à la recherche ergonomique.
Article R4321-13
Selon les secteurs d'activité où il exerce et les besoins rencontrés, le masseur-kinésithérapeute participe à différentes actions d'éducation, de prévention, de dépistage, de formation et d'encadrement.

Ces actions concernent en particulier :

1º La formation initiale et continue des masseurs-kinésithérapeutes ;

2º La contribution à la formation d'autres professionnels ;

3º La collaboration, en particulier avec les autres membres des professions sanitaires et sociales, permettant de réaliser des interventions coordonnées, notamment en matière de prévention ;

4º Le développement de la recherche en rapport avec la masso-kinésithérapie ;

5º La pratique de la gymnastique hygiénique, d'entretien ou préventive.


Notre projet de formation est adossé à ces articles qui définissent le masseur–kinésithérapeute comme thérapeute des capacités locomotrices et fonctionnelles et de l’autonomie, exerçant non seulement dans le domaine de la rééducation mais aussi dans les champs de la prévention et de la réadaptation.

Dans tous les domaines où il est amené à exercer, le masseur-kinésithérapeute tient compte de l’environnement du patient et du contexte dans lequel se situe son intervention. Il ne peut se contenter d’un programme standardisé, de protocoles, d’une hyper technicité et doit être capable de s’adapter à chaque situation particulière.

Le masseur-kinésithérapeute communique avec le médecin notamment par l’intermédiaire du diagnostic kinésithérapique. Il est un partenaire du médecin auquel il apporte des données issues de son expertise. Il doit savoir quelles informations transmettre et comment le faire. Il s’inscrit dans une équipe pluri-professionnelle, même dans le cadre de l’exercice libéral, et doit envisager son intervention comme l’une des parties (intégrante) du projet thérapeutique.

L’intérêt de la réglementation définissant les compétences en matière d’évaluation, de formation et de recherche est majeur car il traduit l’autonomisation de la profession avec son corollaire, le développement de la responsabilité.

Pour poser un diagnostic kinésithérapique, qui représente une démarche de raisonnement fondant toute l’ingénierie de rééducation, le masseur-kinésithérapeute doit connaître le champ de son expertise et être compétent dans son domaine. Il doit en outre être convaincu de sa légitimité et être capable d’affirmer ses choix et de les argumenter. Pour ce faire, il a l’obligation de maintenir tout au long de sa vie professionnelle des compétences et des connaissances élevées et actualisées.

Toutes ces exigences sont reprises dans le code de Déontologie des masseurs-kinésithérapeutes (Cf. Annexe 3)

Nous considérons l’ensemble de ces points comme les bases de compétences à développer au cours de la formation.

2.1.2. Le métier précisé dans le « Répertoire des métiers » de la DHOS (2008) et dans le document « Points de références de la Kinésithérapie » du WCPT (2003)

L’ensemble des compétences définies par les textes réglementaires est repris et détaillé dans ces documents (Cf. Annexe 4 et Annexe 5). De surcroît, les dimensions relationnelles et communicationnelles du métier de masseur-kinésithérapeute sont mises en relief. Alors qu’elles ne sont que rarement affirmées comme compétences à part entière et qu’elles souvent minimisées par les professionnels eux-mêmes, les « compétences à la relation humaine » constituent une part considérable du métier. Un des objectifs affichés de la formation doit être de développer ces compétences.

Les capacités d’organisation et de collaboration sont aussi affirmées comme indispensables à l’exercice professionnel et doivent être retenues comme objectifs de formation.

2.2. L’ingénierie de rééducation en kinésithérapie, fil conducteur de la formation

Au total, les masseurs-kinésithérapeutes ont un rôle reconnu de conseil, d’évaluation d’une situation avec une approche spécifique complémentaire de l’approche médicale. Cette expertise leur impose d’être des « ingénieurs » en rééducation ayant la capacité à élaborer le diagnostic kinésithérapique et à l’utiliser pour concevoir la stratégie thérapeutique.

La formation doit donc amener les futurs masseurs-kinésithérapeutes à être capables de concevoir la rééducation qu’ils proposent, à la mettre en ½uvre et à en évaluer les résultats.
Former à la méthodologie de la recherche doit aussi faire partie des objectifs de formation.

Cette ambition suppose une démarche réflexique qui doit être menée progressivement tout au long de la formation en s’appuyant sur l’alternance stages / enseignements. Les futurs professionnels doivent acquérir une méthodologie de raisonnement leur permettant de s’adapter à toutes les situations professionnelles quelque soit leur domaine d’exercice. Pour ce faire, tout au long de la formation les futurs professionnels sont incités à avoir une démarche active et personnelle de réflexion sur les pratiques. L’expérience clinique acquise au cours des stages est analysée progressivement, selon une complexité ajustée en fonction du niveau d’études (la 1ère année correspondant à la découverte du métier, la 2ème année permettant de découvrir l’exercice professionnel et la 3ème année préparant à l’exercice du métier).

2.3. Les valeurs


Elles sont les bases morales qui représentent l’éthique de notre profession et qu’il nous semble indispensable de transmettre aux étudiants en formation :


• L’altruisme : empathie et capacité d’aider autrui de manière désintéressée.

• Le respect de la personne : il correspond à notre vision humaniste du métier de masseur-kinésithérapeute. Le respect consiste à appréhender l’autre comme une personne, pour ce qu’elle est et telle qu’elle est, dans une relation d’estime réciproque. Il implique la politesse, une certaine réserve et le ménagement de la pudeur. Il permet la confiance réciproque.
Cette valeur est aussi requise dans la relation pédagogique.

• La responsabilité : elle implique de connaître son rôle, ses devoirs, de prévoir les conséquences de ses actes, et doit conduire à faire ses choix et à agir en envisageant les répercussions de ses actions. Elle suppose le souci de l’amélioration continuelle de ses connaissances, ses compétences et de ses attitudes professionnelles, la capacité à reconnaître ses limites et à chercher l’aide d’autres professionnels.

• La rigueur : en exigeant de la précision et de la régularité, elle doit assurer la fiabilité des réflexions et des actions.

• L’autonomie : elle laisse à chacun une latitude de décision et permet de s’engager dans l’action avec une certaine marge de liberté, elle est cependant contrainte par les éléments de l’environnement, du contexte et les règlementations.

• L’esprit critique, l’esprit de recherche : curiosité et capacité à s’interroger et à rechercher les solutions les mieux adaptées, à remettre en question des certitudes, des dogmes, des croyances et des représentations.

La transmission de ces valeurs implique d’associer une réflexion éthique à la formation thérapeutique.



3. Les enseignements
3.1. Cohérence des enseignements

Les enseignants doivent répondre aux objectifs de formation fixés en concertation avec l’équipe pédagogique, en accord avec les exigences réglementaires et avec les axes définis dans le projet pédagogique.
Les enseignements sont évalués et réajustés en fonction des évaluations.

3.2. Les priorités

Chaque année sont définis les axes de travail prioritaires du projet pédagogique. Des groupes de travail précisent les attendus pédagogiques dans les différents domaines de la formation.
Les détails des objectifs de formation et de l’organisation sont référencés et portés à la connaissance des étudiants et des enseignants.

3.3. Des méthodes pédagogiques interactives

Selon les matières enseignées, le choix des méthodes pédagogiques est déterminé avec l’enseignant et fixé par contrat.

La priorité est donnée aux enseignements interactifs, privilégiant la participation des étudiants, notamment au travers de travaux dirigés en groupes.

A chaque fois que cela est possible, avant l’intervention des enseignants, les étudiants doivent se préparer à assister aux enseignements en effectuant une recherche bibliographique ou en acquérant les connaissances théoriques de base, notamment grâce à un polycopié préalablement fourni par l’enseignant et distribué par l’Institut. Le sérieux de leur préparation peut être contrôlé et éventuellement noté, par l’enseignant.

Les enseignants interviennent pour mettre en relief certains aspects qu’ils jugent essentiels, pour montrer les perspectives et offrir une dimension personnelle issue de leur propre expérience. Ils sont incités à préparer des études de cas, utilisant des illustrations vidéographiques, des documents réels anonymes (dossiers, résultats d’examen…).

Pour les travaux pratiques, l’utilisation de jeux de rôles, les analyses d’enregistrement vidéo des gestes et des pratiques effectués par les étudiants sont privilégiés.

Les acquisitions des étudiants sont évaluées selon des modalités préalablement définies et portées à la connaissance des étudiants dès le début des enseignements. Des évaluations pratiques sont organisées tout au long de la formation.




4. Le projet pédagogique de stage

Les stages représentent la formation clinique et pratique essentielle pour l’apprentissage du métier qui se fait par observation, compréhension et mise en oeuvre sous contrôle d’un professionnel, avec réajustement permanent.

4.1. Les objectifs de stage
4.1.1. Les objectifs généraux

Les objectifs généraux correspondent à l’attente de l’IFMK pour une formation dans le domaine de l’attitude - acquisition d’un comportement professionnel, et dans le domaine des compétences techniques spécifiques. Il nous paraît fondamental d’associer étroitement les maîtres de stage à la vie de l’IFMK : des échanges réguliers permettent de faire évoluer le projet pédagogique de stage en cohérence avec le projet pédagogique.

Le comportement professionnel correspond au respect et à la mise en pratique :
Des valeurs énoncées préalablement :
• Altruisme
• Respect de la personne
• Responsabilité
• Rigueur
• Autonomie
• Esprit de recherche, esprit critique

Des différents aspects de l’attitude définis dans la feuille d’évaluation des stages (cf. annexe 6) :
• Ponctualité - Assiduité
• Aptitude relationnelle avec le patient
• Aptitude à s'intégrer au sein de l'équipe, motivation, initiative
• Sens des responsabilités
• Adaptation à la critique et à la supervision

Des règles incontournables pour l’exercice professionnel :
• Secret professionnel et confidentialité
• Neutralité et devoir de réserve
• Traçabilité (actes répertoriés dans le dossier)
• Respect des règles d’hygiène et de lutte contre les infections nosocomiales selon les recommandations du CCLIN Sud Ouest

Les compétences techniques correspondent à :
• La capacité à recueillir les informations nécessaires à l’élaboration du diagnostic kinésithérapique
• La capacité à construire le diagnostic kinésithérapique et le projet thérapeutique.
• La capacité à s’adapter à chaque situation individuelle en tenant compte du contexte psychologique, social, culturel, économique et médical qui définit le contexte thérapeutique.
• La capacité à mettre en ½uvre le traitement adapté, à l’évaluer et à le réajuster.

En progression au cours des trois années, sont définis les objectifs d’acquisition suivants :

Au cours de la 1ère Année :
• Compréhension des modes de communication et de l’établissement de la relation entre le kinésithérapeute et le patient.
• Compréhension et utilisation des méthodes de recueil d’informations dans le cadre du « bilan ».

Au cours de la 2ème année :
• Consolidation de la méthodologie de recueil d’informations.
• Acquisition de la démarche de classement des données dans les quatre champs de la Classification Internationale du Handicap (déficit, incapacité, contexte, handicap) et appréhension de la Classification Internationale du Fonctionnement Humain
• Capacité à analyser les données et à les hiérarchiser, à justifier et à argumenter les choix (élaboration du diagnostic kinésithérapique).
• Capacité à définir les priorités rééducatives en fonction de ce raisonnement.

Au cours de la 3ème année :
• Consolidation des acquis (bilan, diagnostic kinésithérapique) avec développement de la rapidité d’exécution et de décision.
• Capacité à produire une analyse adaptée, une synthèse et des choix thérapeutiques pertinents et à les réajuster.
• Capacité à transcrire la synthèse dans un but de communication.

Les capacités de mise en ½uvre du savoir-faire masso-kinésithérapique sont aussi définies le mode d’emploi de la feuille d’évaluation des stages (Cf. Annexe 6) :
• Observer, examiner un patient.
• Analyser les résultats de l'observation, de l'examen du patient.
• Effectuer la synthèse des résultats des bilans.
• Construire une démarche et élaborer des objectifs thérapeutiques.
• Justifier les traitements employés.
• Mettre en ½uvre les traitements choisis et exécuter les gestes thérapeutiques dans les règles de l’art.
• Rédiger, transmettre et archiver les informations écrites.

4.1.2. Les objectifs spécifiques

Les objectifs spécifiques du terrain de stage constituent l’offre de formation du stage. Ils sont définis par chaque terrain de stage en fonction de ses spécialités et des ressources dont il dispose. Par exemple, ils peuvent proposer une formation plus ciblée sur certaines pathologies, sur des bilans ou des gestes thérapeutiques spécifiques. Les objectifs spécifiques doivent être en accord avec les objectifs généraux du stage. Les terrains de stage les présentent sous forme de fiches mises à la disposition des étudiants dans le catalogue des stages réactualisé annuellement.

Les objectifs du stagiaire (ses attentes), déterminés par son parcours de formation antérieur et ses projets, sont présentés par l’étudiant au responsable de stage en début de stage.

4.2. Les contrats de stage

Ce sont les accords passés entre l’IFMK et les terrains de stage d’une part, et d’autre part, ceux passés entre les responsables de stage et les étudiants.

Entre l’IFMK et le terrain de stage, le contrat est fondé sur la base des objectifs généraux de stage sur lesquels s’engagent les responsables de stage.

Entre le terrain de stage et l’étudiant, le contrat de stage est conclu sur la base des objectifs généraux et des objectifs spécifiques du terrain de stage et de l’étudiant. Il est établi en accord entre le responsable de stage et l’étudiant en début de stage : il définit les objectifs de progrès, le programme de travail ainsi que le calendrier des évaluations. Il permet de suivre la progression du stagiaire tout au long du stage et d’évaluer ses acquis en fin de stage.

L’évaluation de l’étudiant par le responsable de stage donne lieu ou non à validation du stage en fonction de l’atteinte des objectifs généraux et des objectifs de progrès convenus par le contrat de stage.

4.3. La démarche qualité

L’IFMK et les terrains de stage s’engagent dans une démarche qualité qui suppose un accord des partenaires sur le projet pédagogique de stage et ses objectifs.

L’engagement des terrains de stage implique une évaluation régulière organisée par l’IFMK sous forme de questionnaire d’auto-évaluation en référence au projet pédagogique.

Une visite régulière des terrains de stage par l’équipe pédagogique de l’IFMK permet d’entretenir les liens de collaboration et les réajustements permanents nécessaires au maintien de la meilleure qualité d’encadrement.

Des rencontres plénières avec les responsables de stage seront organisées en fonction de l’évolution du projet pédagogique pour actualiser l’information.

Une évaluation de satisfaction des étudiants à propos des différents stages effectués est réalisée annuellement sur la base du respect des objectifs généraux et du contrat de stage.

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Dernière mise à jour : mercredi 09 janvier 2008 | 01:09|A propos du site | Organisation du site | Certification HON | RSSCertification